vendredi 9 octobre 2026 · Dakar Rédaction WhatsApp
Prochain Grand Panel · Dakar
Grand Panel — édition inaugurale
00jours
00heures
00min
00sec
A la une

PROGRAMME SAMA PC : Les comptables des matières refusent d’être des « chambres d’enregistrement »

Aziz Watt

Après les auditions à l’Assemblée nationale sur la gestion du projet « Un étudiant, un ordinateur », l’Amicale des Comptables des Matières du Sénégal (ACOMAS) monte au créneau. L’organisation alerte sur les pressions qui auraient été exercées sur certains agents pour signer des Bons de Livraison sans réception effective du matériel et réclame une plus grande indépendance fonctionnelle. L’affaire « Un étudiant, un ordinateur » continue de susciter des réactions. Après les récentes auditions tenues à l’Assemblée nationale sur la gestion de ce projet, l’Amicale des Comptables des Matières du Sénégal (ACOMAS) rappelle les exigences qui encadrent la gestion du patrimoine de l’État.

 

Dans un communiqué publié ce 8 octobre 2026, l’organisation professionnelle met particulièrement l’accent sur la responsabilité et l’indépendance des Comptables des Matières. Selon l’ACOMAS, les faits évoqués lors des auditions, notamment les pressions qui auraient été exercées sur certains Comptables des Matières afin qu’ils signent des Bons de Livraison (BL) alors que le matériel n’aurait pas encore été effectivement réceptionné, posent une question majeure de gouvernance publique.

Une signature qui engage la responsabilité

L’Amicale tient à rappeler que le Comptable des Matières ne peut être considéré comme un simple exécutant. Sa mission consiste notamment à assurer la sécurisation, la traçabilité et la bonne gestion des biens appartenant à l’État. Dans ce cadre, sa signature sur un Bon de Livraison doit intervenir après les vérifications nécessaires concernant la réalité de la réception, la quantité et la conformité des biens livrés. Pour l’ACOMAS, aucune urgence administrative, aucun impératif de calendrier et aucune pression hiérarchique ne peuvent justifier une validation en dehors de ces exigences. L’organisation appelle ainsi les Comptables des Matières à rester « vigilants » et à préserver leur intégrité professionnelle, particulièrement dans le cadre des grands projets publics mobilisant d’importantes ressources.

L’indépendance fonctionnelle en question

Au-delà du cas « Sama PC », l’ACOMAS plaide pour un renforcement de l’indépendance fonctionnelle des Comptables des Matières. Une condition jugée indispensable pour garantir une gestion transparente et rigoureuse du patrimoine public. L’organisation estime que les enseignements de cette affaire doivent servir à améliorer les mécanismes de contrôle, de gouvernance et de traçabilité dans la gestion des biens de l’État. L’ACOMAS assure enfin qu’elle restera « debout, active et vigilante » aux côtés des Comptables des Matières du Sénégal. Pour l’organisation, la transparence et la bonne gestion du patrimoine public ne sauraient être de simples options, mais constituent des exigences fondamentales au service de l’intérêt général.

 

M. SY

Prendre la parole

Le fil reste ouvert entre deux éditions du Grand Panel.

Discuter