PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE (LFR) 2026 : Un nouveau renvoi en commission et la poursuite des discussions

Le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 a été renvoyé en commission des finances et du contrôle budgétaire, ce mardi, à la demande du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba. Cette démarche vise à permettre au gouvernement et aux députés de poursuivre les échanges en vue de trouver un terrain d’entente sur le texte budgétaire.
À l’ouverture de la discussion générale, Cheikh Diba a sollicité le renvoi du projet de loi en commission, invoquant l’article 84 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cette disposition prévoit la possibilité de renvoyer un texte devant la commission saisie au fond au cours de la discussion générale, jusqu’à la clôture de celle-ci. « Le gouvernement sollicite ce renvoi en commission des finances et du contrôle budgétaire pour des discussions complémentaires dans les plus brefs délais possibles », a déclaré le ministre devant les députés.
Cette demande fait suite à désaccords entre l’exécutif et la majorité parlementaire autour de l’examen de la LFR 2026. Le texte avait déjà été rejeté, le vendredi 23 octobre, par la commission des finances et du contrôle budgétaire, à l’issue de plusieurs jours de discussions sans consensus. Pour justifier cette nouvelle démarche, Cheikh Diba a notamment évoqué les échanges engagés lundi 26 octobre, à la suite de l’appel au dialogue lancé par le Premier ministre, ainsi que les correspondances échangées entre le président de la commission des finances et le ministère.
Le retour du texte en commission doit ainsi permettre de réexaminer les préoccupations soulevées par les députés et d’explorer les possibilités de compromis entre les deux parties. L’objectif est de poursuivre les concertations afin de rapprocher les positions sur ce projet de loi de finances rectificative. À la suite de la demande du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, en a pris acte et a immédiatement convoqué la Conférence des présidents. Cette instance devra se pencher sur la suite de la procédure parlementaire, dans un contexte marqué par les divergences autour de l’examen du budget rectificatif de l’État pour 2026.
El Malick