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RENEGOCIATION DES ACCORDS DE PECHES : Ousmane Sonko annonce de nouvelles initiatives

  • L’Etat du Sénégal compte bien renégocier les accords de pêche. C’est le premier ministre Ousmane Sonko, qui a affirmé la volonté des nouvelles autorités à revoir ces accords dans le but de préserver la ressource dans la zone exclusive du Sénégal. Il a, à cet effet, annoncé la mise en œuvre de nouvelles initiatives plus structurelles pouvant contribuer à faciliter ces négociations avec les pays membres, notamment la Mauritanienne.

En président samedi 06 juillet à Saint-Louis, la deuxième édition de la journée nationale de nettoiement, le chef du gouvernement s’est prononcé sur les problématiques liées au secteur de la pêche, poids économique de la ville de Saint-Louis où les jeunes désespérés à cause de l’inaccessibilité à la mer, s’emploient souvent à l’immigration clandestine. Plus de trente personnes ont péri le 3 juillet dernier sur les côtes sénégalaises alors qu’elles te tentaient de rallier les terres espagnoles.

Pour mettre fin à ce fléau et pour venir au secours de ses pêcheurs basés pour la plupart dans le Nord du pays, Ousmane Sonko a promis que l’Etat du Sénégal va réexaminer sérieusement les accords de pêche. « Je voudrais rassurer les pécheurs que nous avons compris leurs préoccupations pour l’accès à la ressource halieutique. Des solutions ont été élaborées notamment la discussion avec nos voisins mauritaniens qui ont accepté de renouveler des licences accordées aux pécheurs saint-louisiens », a déclaré le Premier ministre.

A en croire Ousmane Sonko, ces révisons des accords, longtemps souhaités par les acteurs de la pêche locale, se feront à l’aide d’initiatives plus structurelles et plus diplomatiques « Je voudrais également souligner que des solutions beaucoup plus structurelles sont en cours d’élaboration notamment par le réexamen des accords de pêches. Les fameux accords de pêches qui aujourd’hui ont permis à des étrangers de prélever de manière sauvage sans respecter les normes et sans débarquer sur nos côtes pour permettre une certaine économie de transformation. Ce sont des choses que l’on ne peut plus accepter. Et nous allons revoir ces accords dans le sens de permettre d’abord à l’exploitation locale nationale de pouvoir tirer un meilleur profit des ressources halieutiques », a-t-il fait savoir.

Le protocole d’accord sur la pêche signée entre le Sénégal et la Mauritanie contient plusieurs points, dont le principal est l’autorisation donnée aux pêcheurs sénégalais de se rendre dans les eaux mauritaniennes. Ils auront le droit d’y pêcher cinquante mille (50 000) tonnes de petits poissons pélagiques par an et d’utiliser quatre cent (400) embarcations maximums. En échange, les Mauritaniens toucheront l’équivalent de dix (10) euros pour une tonne de petits animaux pélagiques pêchés, essentiellement pour couvrir les frais de procédure de contrôle des quantités pêchées, selon le ministre mauritanien de la Pêche, Nani Ould Chrougha, qui estime qu’il s’agit d’un « d’un don plus que d’un accord commercial ».

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