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RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : Le premier ministre Al Aminou Lô face au casse-tête des eaux »

Aziz Watt

À trois jours de la rentrée scolaire prévue jeudi 8 octobre, les fortes pluies enregistrées à Dakar et dans plusieurs localités de la région imposent un nouvel examen du calendrier. Le Gouvernement évalue la situation sur le terrain et n’exclut pas un report de la reprise des cours à Dakar, en fonction de l’état des établissements et des conditions de circulation.

La rentrée scolaire 2026-2027 pourrait connaître un démarrage pour le moins particulier. Alors que les élèves et leurs familles se préparent à reprendre le chemin des classes jeudi 8 octobre, les fortes pluies du week-end sont venues perturber les préparatifs.
Dans plusieurs quartiers de Dakar et de sa banlieue, les eaux occupent encore les rues, compliquant les déplacements et faisant planer des incertitudes sur l’accessibilité de certains établissements.
Face à cette situation, les autorités ont décidé de procéder à une évaluation de la situation. Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, a demandé au ministère de l’Éducation nationale d’examiner les conditions dans lesquelles pourrait s’effectuer la reprise des cours dans la région de Dakar.
LES ÉCOLES SOUS SURVEILLANCE.
La question n’est plus seulement celle de la disponibilité des salles de classe. Elle concerne également l’accès aux établissements, la sécurité des élèves et des enseignants ainsi que les conditions de déplacement dans les zones affectées par les inondations.
Dans plusieurs secteurs de la banlieue dakaroise, les difficultés de circulation provoquées par les eaux pourraient constituer un obstacle supplémentaire pour les familles et le personnel enseignant. Une reprise normale suppose donc que les principaux axes soient praticables et que les établissements puissent accueillir les élèves dans des conditions acceptables.
Le Gouvernement a, dans ce contexte, renforcé le dispositif de veille et de suivi de la situation. Les services déconcentrés de l’État sont mobilisés pour faire remonter les informations provenant des zones touchées.

LE CALENDRIER EN QUESTION
Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à concilier le respect du calendrier scolaire avec l’impératif de sécurité. Un report de la rentrée à Dakar pourrait ainsi être envisagé si les conditions ne permettent pas une reprise normale.
Cette éventualité place le ministère de l’Éducation devant une décision délicate. Car au-delà du calendrier administratif, ce sont des milliers d’élèves, d’enseignants et de parents qui sont directement concernés.
La décision finale dépendra donc de l’évolution de la situation et des évaluations effectuées sur le terrain. Une chose est certaine : après avoir perturbé la circulation et le quotidien des populations, les eaux viennent désormais tester la capacité de l’école à reprendre son rythme normal.
Mohamed Sy

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