REPRISE DU TRAVAIL DANS L’ADMINISTRATION PUBLIQUE : Mamadou Lamine Dianté frappe du poing sur la table après le Magal
Au lendemain du Grand Magal de Touba, la reprise du travail n’a pas été à la hauteur des attentes au ministère de la Fonction publique. Constatant un faible taux de présence des agents, le ministre Mamadou Lamine Dianté a annoncé des mesures disciplinaires. Au total, 179 demandes d’explication seront servies aux fonctionnaires absents.
Le retour aux affaires après le Grand Magal de Touba a été marqué par un constat préoccupant au ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public. Ce lundi 3 août, jour de reprise, le ministre Mamadou Lamine Dianté a personnellement procédé à un contrôle de présence des agents. Selon le ministre, le constat est sans appel.
À 10 heures, seulement 10 % des agents étaient présents dans les locaux du département. Une situation qui a poussé l’autorité à prendre des mesures immédiates afin de rappeler les obligations liées au service public. « Nous avons surveillé jusqu’à 10 heures. Nous étions à 10 % de présence ce matin à la Fonction publique », a déclaré Mamadou Lamine Dianté dans une vidéo. Face à cette situation, il a demandé l’établissement d’une liste des absents afin que chacun puisse fournir des explications sur les raisons de son absence.
Après le recensement effectué, 179 agents ont été identifiés. Ces derniers devront répondre à une demande d’explication dès leur retour au travail prévu ce mardi. « J’ai demandé la liste des personnes qui se sont absentées ce lundi. Elles devront m’expliquer les véritables motifs de leur absence. Demain, elles trouveront leur demande d’explication sur leur table », a averti le ministre. Cette décision intervient dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de renforcer la discipline et l’efficacité dans l’administration publique.
Pour Mamadou Lamine Dianté, la présence effective des agents à leur poste reste une condition essentielle pour garantir un service public performant au bénéfice des citoyens. La mesure risque de relancer le débat sur l’absentéisme dans l’administration sénégalaise, notamment après les grands rassemblements religieux qui entraînent souvent des perturbations dans le fonctionnement des services publics. Entre respect des traditions et exigences professionnelles, l’État entend désormais faire respecter les règles de présence et de responsabilité.