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SERIGNE BASSIROU GUÈYE, PRÉSIDENT DE L’OFNAC «La lutte contre la corruption est une affaire de tous»


«Tous les Sénégalais doivent s’approprier le travail de l’Ofnac pour qu’ensemble, nous luttons parce qu’il n’y a pas de politique de lutte contre la corruption sans tout le monde, notamment les médias et les organisations de la société civile. C’est dire que la lutte contre la corruption est une affaire de tous», a plaidé Serigne Bassirou Guèye, hier, lors de la commémoration de la septième édition de la Convention africaine de lutte contre la corruption (Cuaplc) placée sous le thème: «La convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, 20 ans après : défis et perspectives». Aussi, persiste à dire le magistrat, «l’Ofnac ne doit pas être une affaire d’intellectuels ou de certains cercles». Autrement dit insiste le président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), la lutte ne doit pas être une affaire d’élite. Non sans rappeler le rôle de la prévention. «Le premier pilier doit être la prévention qui englobe l’édu cation contre la corruption. Une éducation dans le sens de faire détester à tout le monde la corruption. Une éducation qui tend à faire en sorte que partout au Sénégal, on trouve un message ou un comporte ment qui puisse vous rappeler que la corruption est un fléau dont il faut unir les efforts pour combattre», a indiqué Serigne Bassirou Guèye. Qui a révélé que le Sénégal travaille actuellement sur une étude sur «le coût et la perception de la corruption». «Il y a une étude qui est en train d’être faite par un cabinet et qui va clairement dire le coût de la corruption au Sénégal. Elle sera bientôt finalisée et les résultats seront portés à votre attention», a-t-il promis. Saluant les efforts du Sénégal dans la lutte contre la corruption. «Nous avons fait beau coup d’efforts. C’est pourquoi, nous pouvons dire que 20 ans après nous sommes sur une bonne dynamique. Au jourd’hui, nous avons une structure bien ancrée; il suffit juste de la booster un peu», a t-il soutenu, notant que «l’ac cent doit être mis sur la prévention». Pour lui, «l’Ofnac doit être au-devant de la scène en ce qui concerne la lutte contre la corruption». 

Le patron de l’Ofnac dit avoir trouvé «une structure solide ment implantée avec des dé partements très adaptés de prévention, d’investigations et de déclaration de patrimoine». 

«Deux ans après sa création, l’Ofnac s’est vu conférer la compétence exclusive en ma tière de réception, de contrôle et de conservation des déclara tions de patrimoine», vante-t 

  1. A cela, s’ajoute, selon lui, la création intervenue en 2021 de l’Office national de recouvre ment des avoirs criminels (Onrac). Selon lui, cette structure a déjà entrepris deux activités concluantes de ventes aux enchères de produits confisqués. Serigne Bassirou Guèye a rappelé que «le Sénégal célèbre cette journée depuis plusieurs années pour marquer son adhésion et il fait partie des premiers pays à ratifier et à appliquer ces conventions» à la lutte contre la corruption. Au nom du Secrétaire général de la présidence de la République le conseiller juridique du chef de l’Etat a déclaré que «l’organisation de cette jour née africaine de lutte contre la corruption témoigne de la réa lité de la prise en compte de cette question cruciale par le gouvernement de la République». «Nous nous réjouis sons particulièrement de cette célébration conjointe Ofnac Cesag», a ajouté Ousmane Khouma. Il a aussi salué le travail accompli par l’Ofnac «dans le cadre de la vulgarisation des différentes conventions visant à lutter contre la corruption». A noter que l’Union africaine a adopté à Maputo (Mozam bique), le 11 juillet 2003, cette convention ratifiée à ce jour, par 47 Etats membres de l’UA dont le Sénégal, le 15 février 2007.



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