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Trafic de drogue : la saisie de 690 kg de cocaïne relance une enquête sur des cartels espagnols et albanais

Trafic de drogue : la saisie de 690 kg de cocaïne relance une enquête sur des cartels espagnols et albanais

La récente saisie de 690 kg de cocaïne équivalant à 190 millions d’euros (123,5 milliards de francs CFA) au large de Saint-Louis, au Sénégal, relance une enquête ouverte en Espagne, avec l’aide de la DEA (l’agence anti-drogue américaine), et à laquelle prennent part le Sénégal, le Portugal, Interpol.

Celle-ci devait éventer des connexions entre des cartels espagnols et albanais opérant au large des côtes sénégalaises. Elle a été lancée après que trois Galiciens, résidents de Cangas (Espagne) ont été arrêtés au large du Cap-Vert alors qu’ils transportaient vers l’Europe un peu plus de cinq tonnes de cocaïne.

Quel est le lien entre ces deux saisies ? Les Échos évoque « un fait inquiétant », qui révèle une « liaison dangereuse » avec le clan « Los Piturros » d’Espagne et le redoutable clan albanais « Farruku ». Le journal précise qu’il s’agit de l’opération de démantèlement de « Los Piturros » par la police espagnol survenue quelques jours auparavant. « Neuf personnes ont été arrêtées, lors des 12 perquisitions effectuées dans les provinces de Pontevedra, La Corogne, Ourense en Espagne et Moncao au Portugal », rapporte la source.

L’enquête a aussi expliqué comment « Los Piturros » récupérait, dans les eaux de l’Atlantique, la cargaison de cocaïne cachée à Péniche, au Portugal, avant de collecter la drogue en haute mer et assurer son transport vers la Galice (Espagne). Il ressort également des premiers éléments de l’enquête qu’une grande partie de la drogue saisie était destinée au clan « Farruku ».

« Une organisation de trafiquants de drogue de la province de Pontevedra en Espagne avait mis en place une infrastructure sur les côtes de l’Afrique de l’Ouest pour récupérer en haute mer la cocaïne en provenance d’Amérique et acheminée au Sénégal », détaille la source.

Celle-ci précise que l’enquête menée en collaboration avec les autorités françaises et la DEA a abouti à l’interpellation, par la marine sénégalaise, des membres de l’équipage d’un zodiac «Go-Fast» au large de Saint Louis. Face aux refus d’obtempérer des trafiquants espagnols, le patrouilleur sénégalais a dû effectuer des tirs de sommation pour les amener à abdiquer, après une course-poursuite.

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