L’information judiciaire ouverte dans l’affaire impliquant Pape Salif Rall Thiam, plus connu sous le nom de Pape Cheikh Diallo, et 99 autres personnes entre dans sa phase finale. Le premier cabinet d’instruction du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a officiellement notifié, ce lundi 3 août 2026, un avis aux conseils pour clôture de l’information, conformément aux dispositions de l’article 169 du Code de procédure pénale.
Cette notification marque une étape importante de la procédure. Elle signifie que le juge d’instruction estime son enquête pratiquement achevée. Les avocats constitués disposent désormais d’un délai légal de trois jours pour consulter l’intégralité du dossier avant sa transmission au parquet, lequel prendra ses réquisitions sur les suites à donner à la procédure. Le dossier, référencé RI n°29/26 – RP n°0542/26, vise notamment Pape Salif Rall Thiam, Adama Diallo, Ibrahima Camara, Mansour Bassirou Baldé, Sana Ba, Bécaye Faye, Bachir Ka, Mamadou Gning, Bécaye Ndiaye, Djiby Dramé, Doudou Lamine Dieng, Cheikh Amadou Tidiane Diallo, ainsi que 87 autres personnes. Les mis en examen sont poursuivis pour plusieurs infractions, parmi lesquelles l’association de malfaiteurs, la transmission volontaire du VIH/SIDA, l’acte contre nature, la mise en danger de la vie d’autrui, le blanchiment de capitaux, ainsi que la complicité d’offre ou de cession de drogue.
Les poursuites s’appuient notamment sur les dispositions du Code pénal, de la loi n°2010-03 du 10 avril 2010 relative au VIH/SIDA, du Code des drogues et de la loi n°2024-08 du 14 février 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
L’avis adressé aux conseils intervient dans le cadre de l’application de l’article 169 du Code de procédure pénale, qui prévoit qu’une fois l’information considérée comme terminée, les parties disposent d’un délai pour prendre connaissance des pièces du dossier avant sa communication au ministère public. À l’issue de cette période de consultation, le dossier sera transmis au parquet, qui formulera ses réquisitions. Il appartiendra ensuite au juge d’instruction de rendre une ordonnance déterminant la suite de la procédure, notamment un éventuel renvoi devant la juridiction de jugement ou toute autre décision prévue par la loi. Cette nouvelle étape ne préjuge toutefois pas de l’issue du dossier. Les personnes mises en examen continuent de bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice devenue définitive.
El Malick