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Burkina Faso : les soldats voulaient s’assurer qu’il n’y avait pas de survivants

Au moins 223 civils, dont 56 enfants, ont été exécutés le 25 février dans deux villages du nord du Burkina Faso par leur propre armée, selon Human Rights Watch (HRW). La révélation de ce massacre, l’un des pires depuis le début de l’insurrection djihadiste dans le pays, en 2015, deux mois après les faits, a été permise par les témoignages de quatorze rescapés des tueries, d’organisations internationales et de la société civile, ainsi que par l’analyse de photos et de vidéos.

A Nodin et Soro, deux villages situés à une vingtaine de kilomètres de la frontière malienne, assiégés – comme de nombreux autres – par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida), des « soldats ont ordonné à des personnes de sortir de chez elles » avant de les « rassembler en trois groupes – hommes, femmes et enfants – » et de leur « tirer dessus à bout portant, achevant ceux qui étaient encore vivants », selon les récits des rescapés recueillis par l’organisation de défense des droits humains. Les « individus qui s’enfuyaient » ont également été visés.

 

Le Monde

 

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