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CHARTE DE PRIORITES ET D’ENGAGEMENTS PRESIDENTIELS Les 15 «commandements» du secteur privée national

Pour améliorer le «mieux-vivre» de tous et chaque citoyen sénégalais, des organisations du secteur privé national se sont accordés à rédiger une «Charte de priorités et d’engagements» destinée aux 19 candidats en lice pour l’élection présidentielle du dimanche 24 mars 2024. Dans le document, signé par une dizaine de structures privées (Cciad, Cnp, Mdes, Unacois Jappo, Unacois Yessal, Ges, Cdes, Cnes, Cis), il est exposé 15 axes fondamentaux permettant aux entreprises privées nationales de bâtir un environnement des affaires et un climat social profitable à tous.  

Il s’agit notamment pour les postulants au fauteuil de président de la République du Sénégal de s’engager, par une «concertation présidentielle» à «institutionnaliser le dialogue public/ prive»; des «lois portant sur l’environnement des entreprises» à «adosser à tout projet de loi portant sur l’environnement des entreprises, les projets de décrets d’application, ainsi que les projets d’arrêtés et de circulaires ministériels»; le «contenu local» à «élaborer une loi multisectorielle et flexible sur le contenu local permettant des déclinaisons ministérielles réglementaires ainsi que juridiques en fonction de la nature de tel ou tel secteur d’activités et/ou produit ciblé»; la «sensibilisation, l’éducation et la formation publique/privée au patriotisme économique: Emplois, Entrepreneuriat, Formation»  à «Introduire dans les systèmes nationaux de passation des marchés publics et contrats PPP, de nouveaux paramètres incitatifs à la création d’emplois et à la formation des jeunes»; par le «financement des Entreprises» à  «accroitre et diversifier les ressources des instruments financiers de l’Etat pour la couverture de suretés réelles et personnelles à même d’accompagner les Pme/Pmi et Tpe, ainsi que promouvoir davantage la finance islamique». Poursuivant, les organisations du secteur privé national recommandent au successeur du président Macky Sall, dans le chapitre 6 de leur charte intitulé «Commerce & Grande Distribution», de «réguler davantage les conditions d’établissement de la grande distribution en fonction de la proximité du commerce de détail et des marchés traditionnels»; par la «Fiscalité & Douane» de «mettre en place une Commission Paritaire Etat/Secteur Privé de Règlements des Différends sous la présidence du Ministre en charge des Finances et du Budget»;  les «Marchés Publics & PPP» de «réserver, au titre de la préférence nationale, au moins 50% de la commande publique aux entreprises locales détenues majoritairement par des actionnaires sénégalais»; la «Digitalisation de l’Economie» d’«atteindre un taux de dématérialisation d’au moins 80% des services aux entreprises (Fiscalité, Douane, Travail, Commerce, Judiciaire, etc.) avant le 31 décembre 2025»; par le «Foncier» de «réactualiser les travaux de la Commission Foncière et rendre effective la mise en œuvre de ses conclusions». 

Toujours dans le document du secteur privé national, il est demandé aux candidats, qui souhaitent signer ladite charte, de revoir le «Dispositif d’Appui au Secteur Privé», la «Concurrence & Ouverture du Marché National des Biens et Services», la «Politique de Décentralisation», ls structuration du «Tribunal du Commerce» et l’«Industrie nationale».

Le Cnes et Cie ont, auparavant, réitéré leurs appels pour une élection présidentielle apaisée, démocratique et transparente. Se réjouissant par la même occasion de la fixation de la date de l’élection présidentielle. «Notre démarche républicaine et apolitique est une invite à la cohésion sociale, à la stabilité politique, à la sécurité des biens et des personnes, à l’accroissement de l’efficacité de l’Etat, à la séparation des pouvoirs et au respect des institutions de la République, au renforcement de notre souveraineté économique, ainsi qu’à la réhabilitation des valeurs ‘travail, productivité et éthique’», précisent-ils. Non sans «réaffirmer que le Sénégal ne peut se construire sans son secteur privé national, et soutenir qu’aucun pays ne peut apporter des réponses durables à l’amélioration des conditions de vie de sa population et à la création d’emplois durables, sans ses énergies nationales productrices de richesses». Aussi, renseigne le document, «nous disons que l’Etat-Stratège que nous voulons est celui qui considère que ses relations avec son secteur privé national sont bâties sur la confiance, l’engagement, la solidarité, la transparence et le respect mutuel». Avant de «plaider pour une campagne électorale sans haine, violence, actes de vandalisme,  et destruction de biens publics ou privés». 


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