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Deux ans de mandat : entre avancées sociales et défis persistants

 

Deux ans de mandat : entre avancées sociales et défis persistants

À l’occasion de ses deux ans au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye a marqué son engagement en faveur d’une transformation sociale par des investissements massifs dans la santé et l’éducation. Lors de son adresse du Nouvel An 2026, le chef de l’État a réaffirmé sa priorité pour ces secteurs, annonçant des mesures ambitieuses destinées à améliorer le quotidien des Sénégalais.

Dans le domaine éducatif, une enveloppe de 62,8 milliards de francs CFA a été débloquée pour la construction de 2 500 salles de classe, visant à éliminer les abris provisoires et à désengorger les établissements. Cette initiative s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050, qui mise sur le capital humain. Parallèlement, le secteur de la santé bénéficie d’une augmentation de 91 milliards de francs CFA, destinée à la création de 35 centres de santé communautaires, à l’achèvement de l’hôpital d’oncologie de Diamniadio, ainsi qu’à l’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques.

Sur le plan social, le gouvernement a mis en œuvre des baisses de prix sur les produits de première nécessité, représentant 342,5 milliards de francs CFA en 2025. La distribution récente des bourses sociales à plus de 355 000 bénéficiaires illustre également cette volonté de soutenir le pouvoir d’achat.

Toutefois, ce bilan est contrasté par des tensions récurrentes. Les secteurs de l’éducation et de la santé ont été secoués par des grèves, ponctuées par le drame survenu à l’Université Cheikh-Anta-Diop, où un étudiant a perdu la vie lors d’un mouvement social. Par ailleurs, ces réalisations interviennent dans un contexte financier difficile, marqué par un déficit budgétaire de 14 % du PIB et une dette élevée, ayant conduit à la suspension du programme d’accompagnement du FMI. Alors que les efforts sociaux sont salués, ils révèlent les défis structurels auxquels le régime reste confronté.

Aziz WATT

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