Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, a effectué une visite lundi au Parc national du Niokolo-Koba, saluant les progrès accomplis dans la gestion de cette aire protégée, fleuron de la biodiversité sénégalaise. Cette visite intervient dans un contexte porteur : le retrait du parc de la liste du patrimoine mondial en péril en 2024, reconnaissance des efforts soutenus de l’État et de ses partenaires en matière de lutte contre le braconnage, de restauration des habitats et de renforcement de la gouvernance environnementale.
Situé à cheval entre Tambacounda et Kédougou, le Niokolo-Koba s’étend sur près de 913 000 hectares. Véritable réservoir de biodiversité, il abrite plus de 70 espèces de mammifères et 329 espèces d’oiseaux, tout en jouant un rôle clé dans la régulation climatique et la protection des ressources en eau.
Au cours de sa visite, le ministre s’est rendu à Dar Salam, point d’entrée stratégique, avant d’échanger avec des initiatives communautaires comme le GIE Fannabara, illustrant la volonté de l’État d’associer les populations riveraines à la préservation. À Simenti, il a mis en avant le rôle du parc comme levier de développement économique à travers l’écotourisme, l’apiculture, le maraîchage et l’artisanat.
Abdourahmane Diouf a souligné la nécessité de consolider ces acquis par une gestion inclusive, conciliant conservation, développement local et amélioration des conditions de vie. Il a rappelé que la préservation du site demeure un impératif stratégique pour le Sénégal, participant à la protection d’espèces emblématiques et au respect des engagements internationaux.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981 et reconnu Réserve de biosphère, le Niokolo-Koba incarne une réussite environnementale à préserver durablement.
Aziz WATT