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Faible représentativité des femmes : Un mouvement féministe présente un manifeste

Face à une faible représentation dans des femmes dans les instances de décisions, le cadre de concertation citoyen pour le respect et la préservation des droits des femmes et des filles a présenté un « manifeste » ce samedi 4 mai, pour réclamer une participation effective des femmes dans les instances de gouvernance et leur prise en charge dans la formulation des politiques publiques. Le mouvement féministe a par ailleurs interpelé le président de la république à faciliter l’insertion des femmes dans la fonction publique.

Une dizaine de femmes habillées en orange et blanc se sont réunies samedi à la place du souvenir africain pour présenter un manifeste pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes et des filles dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques ainsi que le renforcement de leur participation dans les instances de gouvernance.

Elles pointent du doigt le nouveau gouvernement qui ne compte que quatre (4) femmes dans une équipe de vingt-cinq (25) ministres et cinq (5) secrétaires d’Etat « soit 13,5% de femmes ». De plus, la suppression du ministère de la Femme soulève beaucoup d’inquiétudes selon ce mouvement féministe. « Une telle approche ne garantit pas la préservation des acquis en matière de prise en compte des droits des femmes et de la participation dans les instances décisionnaires et ne représente pas une rupture en matière de lutte contre les inégalités et inclusion de toutes les forces vives de la nation », a fustigé Arame Gueye.

Aminata Diallo, adjointe au maire d’une commune de Dakar et Présidente du réseau des femmes élues locales, est quant à elle, déçue de constater que seules deux femmes figurent parmi les dix dernières nominations aux directions de l’État : « Nous avons les mêmes diplômes que les hommes, pourquoi cette discrimination ? Nous sommes là pour poser de notre droit, pour qu’on ne décide pas à notre place, pour qu’on nous implique, parce que nous avons été de tous les combats », a-t-elle regretté face à la presse.

Le cadre de concertation citoyen pour le respect et la préservation des droits des femmes et des filles constitués de 1215 membres et de 50 groupes a toutefois invité le président de la République à « Faciliter la création d’une structure de gouvernance destinée spécifiquement aux besoins des femmes et des filles ; Renforcer la participation effective des femmes dans toutes les instances de décisions, aux niveaux électifs et nominatifs ».

Elles exigent notamment l’Etat à encourager des politiques et programmes en faveur des femmes et des filles en priorité dans les domaines suivants « L’éducation et la formation ; La prévention et la prise en charge des violences faites aux femmes et aux filles l’entrepreneuriat et l’employabilité ; L’accès aux services de santé ».

Le mouvement féministe a enfin rappelé les nouvelles autorités au respect des engagements pris au niveau régional et international à travers les accords, traités et conventions et espère obtenir une audience avec le président Bassirou Diomaye Faye ou son premier ministre Ousmane Sonko, dans le souci de leur faire part son plaidoyer.

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