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INTERROGATIONS AUTOUR DES ACCUSATIONS DE CORRUPTION DE JUGES : À quoi joue Boune Abdallah Dionne ?

 

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Contrairement à la majorité des candidats autorisés à compétir à l’élection présidentielle, le porte étendard de la coalition Dionne 2024, a ramé à contre-courant de la décision du Conseil constitutionnel(C.C) du 15 février 2024. Pour rap pel, celle –ci annulait le décret présidentiel de Macky Sall abrogeant la convocation du le corps électoral pour le 25 fé vrier 2024, et déclarait, dans le même élan « inconstitutionnelle » la loi adoptée par l’As semblée nationale visant à reporter la date de l’élection présidentielle au 15 septembre 2024. En effet, Muhammad Boune Abdallah Dionne a marqué son opposition catégorique à cette décision du juge des élections que nombre d’acteurs politiques et de la Société civile avaient fini de qualifier de « courageuse ». Sur la décision rendue par le CC, il a estimé qu’un juge accusé de corrup tion ne peut donner son avis sur une question aussi impor tante car, on ne peut aller en élection si le juge électoral est accusé de corruption. « Dans quel pays sommes-nous ? Si ces accusations sont vraies, il faut en tirer toutes les consé quences. « Si ce n’est pas vrai également, il faut en tirer les conséquences. Ce dossier n’est même pas réglé, on dit tout le monde-tête baissée- on va re prendre le processus » a –il martelé. L’ancien Pm a même demandé aux autres candidats validés par le C.C de ne pas aller à l’élection dans ces condi tions. Cette position assez radicale et pour le moins paradoxale pour certains, interroge sur les vraies ambitions de M. Dionne qui jusqu’à un passé récent se faisait le chantre d’un programme de ruptures. Car, en enfonçant les clous dans une porte mal ou verte sur des accusations qui attendent un début de preuves, il semble vouloir un boulevard aux adeptes du statu quo friands de « crises institutionnelles imaginaires ». Lorgne rait-il la station primatoriale dont il serait toujours nostal gique ? Le report de l’élection jusqu’au 15 décembre 2024 comme annoncé dans la loi adoptée par l’Assemblée nationale, ferait-il ses affaires ? Autant d’interrogations qui même si aujourd’hui, elles ont perdu leur pesant d’or, restent légi times. Surtout que Macky Sall lui-même qui a pris acte de la décision du C.C, a réitéré ses bonnes dispositions à travailler à l’exécution de celle -ci.



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