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La recrudescence de la dépigmentation, L’Aiida alerte

Communément appelé « Xessal » au Sénégal, la dépigmentation qui veut dire se blanchir la peau, est pratiqué par la majeure partie des femmes sénégalaises qui utilisent et font des mélanges de produits chimiques qui sont susceptibles d’affecter la peau. Ainsi, les cancers cutanés font des ravages au Sénégal, 100% de décès pour ces types de cancers sont causés par les produits de dépigmentation.

Un pourcentage de mortalité établie en décembre dernier d’après la chargée de la communication de l’Association Internationale de l’information sur la dépigmentation artificielle (Aiida) Docteur Rosalie Sarr Faye. A en croire Mme Faye «  La dépigmentation est en hausse, une enquête a été menée dans les années 2017 notamment dans le département de Pikine ou des taux de 70% ont été retrouvés en terme de pratique de dépigmentation artificielle. Également dans la région de Kaffrine, c’était des taux de 50%. Et depuis lors ces chiffres sont en hausse » a-t-elle exprimé sur les antennes de Sud-FM.

Elle ajoute que l’État du Sénégal doit sévir en interdisant la publicité de certains produits dépigmentant sur les réseaux sociaux, et interdire également leur entrée sur le territoire. Une alerte rouge sur les produits de dépigmentation. Car les cancers cutanés font des ravages au Sénégal « La mortalité liée au cancer, demande beaucoup de moyens économiques et malheureusement les patients viennent souvent à un stade très avancé. Cependant le service de l’hôpital polyclinique a remarqué un taux de mortalité très élevé durant ses derniers mois ou les femmes hospitalisés pour cancer de la peau n’avaient pas survécu » souligne Docteur Rosalie Sarr Faye.

Selon le Pr Fatoumata Ly, dermatologue à l’hôpital Dalal Jamm, il faut accentuer la sensibilisation et la prévention sur les cancers cutanés. «Tous les patients que nous avons consultés lors des quatre derniers mois sont décédés. Il faut une prévention par le diagnostic précoce parce que malheureusement, les patientes viennent à un stade tardif où les médecins ne peuvent rien faire. Les patientes dépensent beaucoup d’argent pour la chimiothérapie et la chirurgie et malheureusement, au bout du compte, elles décèdent a-t-elle confié.

Cependant Dr Rosalie estime que sur le plan légal, l’État du Sénégal devrait prendre des mesures fortes interdisant la commercialisation, l’entrée de ces produits dans le territoire sénégalais, «  La plupart des produits de dépigmentation à base de produits hydroquinones ne seront pas retrouvés sur le marché français, car la France interdit des formulations cosmétiques avec plus de 2% d’hydroquinone » Et sur le plan médicale, «  faire en sorte que ces patients qui sont venues en consultations outre que pour des problèmes de peau qu’on puisse les sensibiliser. Et aussi que la réalité hospitalière puisse être exposée au grand public et qu’on puisse montrer l’effet adverse de ces dépigmentations en divulguant des photos montrant des visages choquants pour que les gens se rendent compte que ce n’est pas un bon geste de se dépigmenter la peau » conclut-elle

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