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Loi criminalisant l’homosexualité : Thierno Bocoum défonce Ousmane Sonko

Le président de l’Alliance Générationnelle pour l’Intérêt de la République (AGIR), Thierno Boccoum, a été sans réserve pour fustiger la sortie d’Ousmane Sonko sur la question de l’homosexualité au Sénégal. L’acteur politique et Docteur en Relations internationales et à la Diplomatie a en effet, mis la pression sur les nouvelles autorités, rappelant ainsi au premier ministre ses promesses relatives à la loi criminalisant l’homosexualité au Sénégal.

« Ils avaient opté pour la criminalisation. Ils l’avaient déclaré publiquement et l’avaient aussi signé à travers le mémorandum des législatives 2022 de And Samm Jikko Yi (ASJ) et l’Association pour la Préservation des Valeurs (APV) », a écrit M. Boccoum sur ses réseaux sociaux.

Il faisait allusion aux propos tenus en mars 2022 par l’ancien parlementaire qui promettait à cette époque de durcir la loi contre l’homosexualité une fois élu président de la république du Sénégal « Si je suis élu président du Sénégal, la loi criminalisant l’homosexualité sera l’une des premières que je ferai voter », avait promis Ousmane Sonko dans une série de tweets et dans ses nombreuses sorties médiatiques.

Onze députés dont toujours le leader de Pastef avaient notamment déposé une proposition de loi qui aurait puni l’homosexualité d’une peine de cinq (5) à dix (10) ans de prison même si cette dernière a été rejetée par le Parlement.

Aujourd’hui, il semblerait que ces propos ont rattrapé l’actuel premier ministre qui est désormais dans une position plus confortable pour respecter ses engagements. Lors d’une conférence sur les relations entre l’Afrique et l’Europe coanimée avec l’opposant de gauche radicale française, Jean-Luc Mélenchon, ce jeudi à l’université Cheikh-Anta-Diop (Ucad), devant un hémicycle d’étudiants conquis, Ousmane Sonko rétorquait : « La question liée à ce qu’il est convenu d’appeler les LGBTQ risque d’être le prochain casus belli entre le monde occidental et le reste du globe terrestre, si elle continue à être posée de cette façon ».

Une réponse à l’opposant français qui serait toutefois, loin de convaincre Thierno Bocoum. Ce dernier a, en effet, invité l’actuel premier ministre et le président de la république, Bassirou Diomaye Faye, à exprimer et à adopter « définitivement une position très claire sur le gordjiguénisme (homosexualisme), qu’ils matérialiseront à travers une loi ».

D’après M. Boccoum, après tant de pression et de batailles pour pousser l’ancien régime à voter une loi criminalisant l’homosexualité au Sénégal, Ousmane Sonko n’a pas le droit, aujourd’hui au pouvoir, de « Se limiter à dire que cela ne fait pas partie de nos valeurs » car pour lui, « Ce n’est pas faire plus que le régime précédent qu’ils avaient accusé d’en faire la promotion ».

Dans un pays musulman à 95% et très pratiquant, l’homosexualité est largement considérée comme une déviance, et sa défense comme une entreprise de l’Occident pour imposer sa vision sociale. Les appels à en durcir la répression ont longtemps été moyens de campagne pour l’opposition face au régime de Macky Sall.

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