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MAMADOU BADIO CAMARA, PRÉSIDENT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL «notre unique boussole est et sera la constitution»


Nommé le 7 juillet dernier, Cheikh Ndiaye a été installé dans ses nouvelles fonctions de membre du Conseil constitutionnel. La cérémonie a eu lieu à la Cour suprême et a été présidé par le Président du Conseil constitutionnel, Ma madou Badio Camara. Qui, dans son discours, est revenu sur les missions de cette juri diction. Lesquelles consister à juger de la régularité des élections nationales et des consultations référendaires. « Pour les élections nationales, législatives et présidentielle, il s’agit, en particulier pour la présidentielle, de la compétence la plus emblématique du Conseil et la plus visible », a soutenu le Président de la juridiction. Toutefois, précise-t-il : « comme pour toutes les compétences attribuées au Conseil constitutionnel, nous aurons à cœur de les exercer avec rigueur, méthode et dans une parfaite sérénité, en par faite conformité avec nos formations initiales et, surtout, nos longues expériences professionnelles respectives ». Poursuivant, il rassure : « Notre unique boussole est et sera la Constitution et les lois applicables aux litiges qui sont soumis à notre jugement ». A l’en croire, le nouveau membre de la juridiction électorale re joint le Conseil constitutionnel dans un contexte où notre pays est à la croisée des chemins de tous les espoirs, mais aussi de toutes les incertitudes. Cette situation, à son avis, relève du paradoxe car les institutions de la République ont suffisamment prouvé leur fiabilité et leur maturité en matière de gestion du processus électoral. « Cependant, l’importance des enjeux et la confrontation d’intérêts partisans justifient amplement le pessimisme de Jean-Jacques Rousseau, qui affirmait que « seul un peuple de dieux peut se gouverner démocratiquement ». Dans ces moments où vous n’aurez que la défiance et la méfiance, voire l’hostilité, en face de vous, vous veillerez, malgré tous les vents contraires, à la réalisation de l’un des miracles de la démocratie : le déroule ment transparent d’un processus pacifique de transfert du pouvoir politique », a soutenu Badio Camara. Et de recommander : « au milieu de l’effervescence, vous réaliserez rapidement la lourde charge que ce serment vous impose, afin de préserver votre indépendance et la dignité inhérente à vos fonctions. Je n’ai aucun doute sur le fait que vous serez à la hauteur de cet engagement qui exige de vous, et de nous, discrétion, réserve et impartialité, vertus consubstantielles à l’exercice de notre mission ». 



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