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MAURITANIE : Questions d’intérêt national

Le gouvernement, le parti majoritaire et deux partis d’opposition historiques ont récemment signé, à Nouakchott, une charte d’entente nationale. Cet Accord présenté comme un « tournant décisif dans l’histoire politique de la Mauritanie », vise à ouvrir le dialogue pour définir une feuille de route commune. Ceci, à moins de douze mois de la prochaine élection présidentielle. Majorité et Opposition s’accordent autour d’un Pacte Républicain.Face aux défis majeurs de préservation de la stabilité et de la sécurité du pays, de promotion de la justice sociale et de l’État de droit, et enfin d’amélioration des conditions de vie des populations entre autres motivations, une charte d’entente nationale a été paraphée la semaine dernière, entre le gouvernement, le parti majoritaire au pouvoir El Insaf et deux partis d’opposition historiques, à savoir le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et l’Union des forces du progrès (UFP). Une réponse à la demande pressante des forces vives de la Nation En préparation depuis plusieurs mois, cette charte aussi appelée pacte républicain par ses signataires, a pour objectif principal d’ouvrir un dialogue autour de grandes thématiques de la vie politique, économique et sociale de la Mauritanie. Ceci, en vue de définir une feuille de route commune, explique Me Gourmo Abdoul Lo, vice-président de l’UFP. Selon lui, plusieurs points sont inscrits à l’agenda des discussions. « Grâce à cet accord politique stratégique, des questions d’intérêt national, dont la réforme du système électoral actuel qui a montré toutes ses limites, seront abordées par les parties prenantes. Il s’agit là d’une demande pressante des forces vives de la Nation, qui aspirent à la bonne gouvernance, à la consécration des libertés et à la lutte sérieuse contre la corruption », ajoute-t-il, optimiste quant à l’issue de ces discussions. Le même état d’esprit est perceptible au niveau du parti majoritaire El Insaf. «Des problèmes liés à l’unité nationale, à la gouvernance politique économique et électorale, entre autres sujets seront débattus au cours d’ateliers thématiques. Chaque partie reste dans son camp mais ensemble nous pouvons faire quelque chose de positif pour le pays », soutient cet éminent membre du Bureau politique de ce parti. D’après les signataires, le pacte républicain qui est le fruit de l’atmosphère d’apaisement et d’ouverture, instauré par le Président de la République Mohamed Ould Ghazaouani, depuis son accession au pouvoir, ouvre pour la Mauritanie des perspectives orientées vers davantage d’unité et de cohésion sociale et, partant, de démocratie, de développement et de prospérité.

Des Réformes majeures en ligne de mire Sous ce rapport, des réformes dites consolidantes sont attendues des échanges et autres discussions. Celles –ci visent, entre autres objectifs à renforcer la cohésion sociale, la préservation de l’unité nationale, à travers le règlement de tous les dossiers liés aux droits de l’homme. Aussi, les signataires entendent matérialiser leur volonté de consolider les valeurs et pratiques de la démocratie, en mettant en exergue la nécessité de réformer les institutions de l’État. Au total, la finalité de ce pacte républicain, c’est d’améliorer les conditions de vie des populations, accédant librement aux services publics de base, notamment la santé, l’éducation et l’emploi dans un État de droit épris de justice sociale et de pays. Un tournant décisif de l’histoire politique du pays Présenté comme un « tournant décisif dans l’histoire politique de la Mauritanie », notamment dans un contexte régional marqué par de chaudes confrontations entre protagonistes politiques, cet Accord peut être perçu comme une autre avancée majeure, à la suite de la constitutionnalisation et de l’opérationnalisation du statut du chef de l’opposition. Le principal défi des signataires, étant la diligence dans la mise en œuvre de cette vision et des mesures à prendre pour traduire correctement les engagements. Mais, pour ce faire les parties rassurent, à travers la constitution d’un comité d’orientation et de suivi. Toutefois, afin d’assurer une meilleure inclusivité du pacte, les initiateurs de l’accord politique doivent ratisser large en continuant de tendre la main aux autres formations politiques de l’opposition.

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