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OPERATIONS DE PARRAINAGE DES CANDIDATS Les inquiétudes des mandataires exposées

Des représentants de candidats à la candidature à l’élection présidentielle du 25 février 2024 disent saluer la réforme du code électoral, tout en exprimant, lundi, à Dakar, leurs inquiétudes concernant les doublons en matière de parrainage. Le professeur de droit public Mounirou Sy, mandataire de la coalition Dionne 2024, de l’ancien Premier ministre Mahammed Dionne, s’est inquiété du ‘’doublon externe’’.

Le parrainage est dit externe lorsqu’une personne a parrainé deux ou plusieurs candidats, ce que n’autorise pas la loi électorale.M. Sy s’entretenait avec les journalistes, en marge d’une rencontre de la direction générale des élections (DGE) avec les représentants et mandataires des candidats à la candidature au prochain scrutin présidentiel. La réunion portait essentiellement sur les réformes du code électoral.

Lorsqu’un électeur, un maire, un président de conseil départemental ou un député parraine deux ou plusieurs candidats, le parrainage n’est comptabilisé que pour le premier candidat à avoir déposé ses parrainages au greffe du Conseil constitutionnel, selon le code électoral. ‘’Dans ce cas, le parrainage n’est valable que pour le premier candidat à avoir déposé ce qu’il a collecté.

Les autres seront appelés à changer’’ le parrainage externe de l’électeur, maire, président de conseil départemental ou député, a précisé Massène Papa Guèye, mandataire de la Coalition pour un Sénégal nouveau, du candidat Elhadji Mamadou Diao, dit Mame Boye Diao, l’ex-directeur général de la Caisse des dépôts et consignations. ‘’C’est une excellente opportunité que la DGE nous a offerte pour affiner nos connaissances.

Le code électoral fait partie des textes qui ne se comprennent qu’à la pratique’’, a reconnu Mounirou Sy. L’universitaire propose à la DGE, concernant la collecte des parrainages, d’‘’élaguer’’ la disposition du code électoral relative à la commune et de la remplacer par une disposition relative à la région. ‘’Cette mesure ne facilite pas la collecte et le traitement des données issues des fiches de parrainage’’, a-t-il fait valoir.

Une innovation majeure du Code électoral

‘’J’ai entendu dire ce matin qu’il y avait 126 candidats à la candidature. À la rencontre avec la DGE, on nous a fait part de quelque 160 fiches de parrainage remises à des candidats’’, a ajouté M. Guèye, considérant le parrainage comme ‘’un excellent filtre’’ de la pléthore de candidatures.

Le représentant du candidat Aly Ngouille Ndiaye, Daouda Ka, propose que la direction générale des élections tienne des réunions d’information avec les techniciens et les informaticiens des candidats. ‘’On nous a remis des clés USB à ne pas modifier. Nous sommes des juristes pour la plupart’’, a-t-il dit, soulignant que les informaticiens au service des candidats ont un rôle à jouer dans la collecte de parrainages.

En vertu d’une loi adoptée en juillet dernier par l’Assemblée nationale, tout candidat à l’élection présidentielle sénégalaise doit obtenir les signatures de 0,6 à 0,8 % – soit 44.231 à 58.975 électeurs – du nombre d’électeurs inscrits sur le fichier électoral. Une partie de ces signatures doit provenir au moins de sept régions, à raison de 2.000 pour chacune. Une innovation majeure : il est loisible au candidat à la candidature aussi de recourir au parrainage parlementaire, pour lequel il doit collecter au moins 13 signatures, soit 8 % de l’effectif des députés, tout comme il a la possibilité de collecter des signatures ou parrainages auprès des présidents des conseils municipaux (les maires) et départementaux.

Pour cette dernière option, tout prétendant au mandat présidentiel qui y recourt doit réunir 120 signatures au moins, soit 20 % de l’effectif des présidents des conseils municipaux et départementaux. Chacun des électeurs ne peut parrainer qu’un candidat, ce qui est valable également pour les députés et les dirigeants des mairies et des conseils départementaux.

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