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PLAN STRATÉGIQUE 2026-2030 L’ANB élabore un plan quinquennal pour mieux encadrer les biotechnologies modernes

L’Autorité nationale de Biosécurité (ANB) a tenu, ce lundi 27 juillet 2026, un atelier de partage de son Plan stratégique de Développement (PSD) 2026-2030. Cette rencontre, qui réunit des experts et acteurs du secteur, vise à enrichir le document avant son adoption définitive par le Conseil d’orientation.

Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi d’orientation n°2022-08 du 19 avril 2022 relative au secteur parapublic, au suivi du portefeuille de l’État et au contrôle des personnes morales de droit privé bénéficiant d’un appui financier public. Ce texte impose aux structures concernées l’élaboration de plans stratégiques destinés à promouvoir la bonne gouvernance, la performance et l’efficacité de l’action publique.

Le directeur exécutif de l’Autorité nationale de Biosécurité, le Pr Aliou Ndiaye, a précisé que la rencontre constitue une étape de concertation plutôt qu’une validation formelle. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour partager le Plan stratégique de Développement de l’Autorité nationale de Biosécurité avec les experts afin de recueillir leurs suggestions et leurs contributions. La validation définitive relève du Conseil d’orientation », a-t-il expliqué.

Selon lui, ce document constitue la boussole qui guidera les actions de l’institution au cours des cinq prochaines années. Il fixe la vision, les priorités et les axes stratégiques indispensables à l’accomplissement des missions de l’ANB, notamment en matière de prévention des risques liés aux biotechnologies modernes.

Le Pr Ndiaye a insisté sur la nécessité de disposer d’orientations claires pour améliorer les performances de l’institution aussi bien sur les plans technique, organisationnel que financier. « Le plan stratégique nous permettra de définir les différentes voies à suivre pour assurer efficacement la prévention des risques liés aux biotechnologies modernes. Cela suppose des ressources humaines qualifiées, des moyens financiers adéquats et un socle technique solide », a-t-il souligné.

Parmi les ambitions majeures de ce plan figure la création d’un laboratoire national de biosécurité propre à l’ANB. Une infrastructure jugée indispensable pour assurer les missions de contrôle, de veille scientifique et d’analyse des produits issus des biotechnologies modernes.

Le directeur exécutif a également plaidé pour la construction d’un complexe technico-administratif destiné à accueillir durablement l’institution. Actuellement hébergée dans des locaux loués par l’État, l’ANB souhaite disposer de son propre siège afin de gagner en autonomie et en efficacité. « Nous avons besoin d’un complexe technico-administratif qui abritera également le laboratoire national de biosécurité. Cela nous permettra d’être beaucoup plus autonomes et de jouer pleinement notre rôle de veille et de contrôle », a-t-il indiqué.

Au-delà des infrastructures, le responsable de l’ANB a identifié plusieurs défis majeurs à relever pour la réussite de cette stratégie. Le premier concerne le financement.

Bien que l’État assure déjà le fonctionnement de l’institution, il estime que les ressources actuelles restent insuffisantes pour répondre aux ambitions du plan 2026-2030. Il a ainsi lancé un appel à un renforcement de l’appui des partenaires techniques et financiers.
« L’État nous soutient déjà à travers un budget de fonctionnement, mais il ne peut pas tout faire. Nous devons nous ouvrir davantage aux partenaires afin de mobiliser des financements plus conséquents », a-t-il déclaré.

Le second défi porte sur le renforcement des ressources humaines. Si le personnel actuel accomplit convenablement ses missions, l’ANB souhaite recruter davantage de spécialistes des biotechnologies modernes et de la biosécurité afin d’accompagner l’évolution rapide du secteur.

Avec ce Plan stratégique de Développement 2026-2030, l’Autorité nationale de Biosécurité entend ainsi consolider son rôle de régulateur, renforcer la prévention des risques liés aux biotechnologies modernes et doter le Sénégal d’un dispositif institutionnel plus performant pour garantir la protection de la santé publique, de l’environnement et de la biodiversité.

El Malick

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