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A la découverte de Papis Ba, Artiste, musicien et producteur au cœur de la petite côte

Papis Ba, est un artiste, producteur et chanteur qui évolue dans la musique depuis les années 90.  Depuis son enfance, son amour et  sa passion pour  cet art ne cesse de croitre . A ses débuts, il a commencé à faire de la musique dans son quartier avant d’intégrer en tant que professionnel , le groupe « Rock Mbalax » de feu Demba Dia. Il a également été membre du super Diamono d’Omar Péne  et a découvert beaucoup de genres musicaux grâce à ses voyages et sa collaboration avec des artistes de renommée comme Peter Gabriel. Ayant son propre studio d’enregistrement à la somone, il reçoit  des d’artistes de divers horizons. Sa voix suave et son énorme talent donne un boom au cœur aux mélomanes.

Entretien

Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs et internautes ?

Je m’appelle  Papis Ba, je suis artiste, musicien et producteur.

Pouvez-vous revenir à vos débuts dans la musique ?

J’ai commencé à faire de la musique au début des  années 90 comme amateur dans mon quartier. Par la suite j’ai intégré des groupes. Et mon premier groupe professionnel est« Rock Mbalax » de feu Demba Dia et  j’ai commencé ma carrière. Après j’ai fréquenté celui  de Kiné Lam,  de Matados, ainsi de suite ….

Vers les années 1998,  j’ai rejoint le Super Diamono d’Omar Péne en tant  que pianiste d’abord. En 2000 j’ai fréquenté l’artiste Pape Diouf, Abdou Guitté Seck entre autres

Qu’est-ce qui vous a inspiré à faire de la musique ?

J’habitais à Grand Dakar et je fréquentais l’école à la Sicap rue 10. Une situation qui fait que je passais chaque jour chez  la famille Faye. J’ai tissé ainsi des relations avec cette fratrie qui est devenue ma deuxième famille, j’ai eu par la même occasion des amis d’enfance que je les voyais aussi faire de la musique tout le temps.

Un jour un de mes cousins m’a offert une guitare et à l’époque, c’était une richesse. Je peux dire  que c’est la famille Faye qui  m’a inspiré plus où moins. Mais aussi j’étais  aussi un grand ami à Habib Faye et là je peux dire c’est Adama Faye qui m’a vraiment poussé et à fait de moi un professionnel. A mes débuts à Rock Mbalax, on était ensemble et là-bas il m’a pris sous son aile.

Parlez nous un de votre carrière et vos productions musicales

J’ai produit beaucoup d’albums et fait beaucoup de tournées à l’international avec le  Super Diamono. J’ai voyagé  en Belgique et j’ai accompli de nombreuses choses notamment la collaboration avec beaucoup de musiciens sénégalais , congolais et une chanteuse allemande nigérienne Méka avec qui j’ai effectué plusieurs tournées . Aujourd’hui j’ai mon propre studio d’enregistrement à la Somone, petite résidence musicale où je peux héberger les artistes et voilà.

Qu’est-ce qui vous plus marquez dans votre carrière internationale ?

Ce qui m’a le  plus marqué, c’est d’avoir l’ opportunité de faire les grandes scènes et de rencontrer de grands musiciens à l’instar de Peter Gabriel.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler en solo ?

Je peux dire que c’est par rapport à l’expérience, et comme tous les artistes, on peut rencontrer des difficultés et  des problèmes , de l’adversité à un certain moment au sein des groupes et la meilleure manière, c’est de s’isoler et tracer son propre chemin. Et le fait d’être toujours derrière quelqu’un me fatiguait  par moment et j’ai pensé à réaliser quelque chose qui est à ma portée.

Les albums qui vous ont le plus marqué

J’aime bien l’album que j’ai fait avec mes débuts chez Rock Mbalax. Il y a aussi ceux conçus avec le Super Diamono

Maintenant vous avez ouvert votre propre studio comment ça se passe ?

Comme le dit l’adage, tout début est difficile mais on gère et d’ailleurs mon projet était de décentraliser les choses. A Dakar c’est un peu serré  et j’ai eu l’idée de venir m’installer à Somone. En Fait, ce qui m’a le plus inspiré, c’est que  j’ai une fois aprés avoir  enregistré avec Peters Gabriel à Londres , j’ai constaté que le gars était bien dans son univers et  je me suis dit, pourquoi ne pas faire quelque chose comme ça au Sénégal surtout dans les endroits calmes et quand tu viens pour travailler, tu es tranquille. Ici,j’ai eu  à accueillir le groupe « Missal » c’est des sénégalais qui vivent en France et le groupe « Xalam 2 », l’orchestre Baobab, Carlou D et beaucoup d’artistes. Dans mon studio, il y a également le côté artistique c’est moi qui le gère et le côté commercial.

Vous pouvez revenir sur vos soirées ici à saly ?

C’est un groupe qui existe depuis toujours. En effet, c’est une partie du groupe « Xalate » qui existait d’ailleurs et le guitariste, c’est un ami depuis longtemps. Chacun à jouer de gauche à droite et à un moment on s’est dit qu’on va  monter notre propre affaire. Et je peux dire , qu’au début c’était quelque chose qu’on a créé pour nous faire plaisir, pour nous retrouver et de faire une musique comme nous l’aimons voilà à la base c’était ça. Et par la suite les gens ont commencé  à nous fréquenter et nous booster. Nous faisons un peu de tout. Mais le Jazz, la Salsa prédominent

En parlant de Jazz est ce que vous avez eu l’occasion de participer dans des grands événements, comme des festivals par exemple ?

J’ai fait le festival de Jazz de Saint-Louis mais pas avec le groupe,la chanteuse Meka, le Super Diamono. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire avec le groupe là. Et je peux dire qu’on a notre public à nous qui s’agrandit vraiment.

Quelles sont les perspectives avec votre groupe ?

Par rapport au groupe, je peux dire que ça fait un an  qu’on travaille pour son évolution. Donc là on prépare un album et et pour le réussir, il nous faut un support. Quant à  la composition, ça sera plus ou moins un mélange, mais à la base de la musique sénégalaise, africaine, voire  internationale.

 

 

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