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Économie : Le PTDS, un acte de « vraie souveraineté économique » salué par Ndeye Fatou Guedel Mbodj

Dans une déclaration remarquée, Ndeye Fatou Guedel Mbodj analyse la stratégie économique du nouveau gouvernement. Elle y voit non pas un aveu de faiblesse, mais la démonstration d’un courage politique restauré, loin des « slogans » du passé.

La question de la dette publique est souvent, en Afrique, un tabou politique. Entre le déni comptable et la rhétorique de la rupture radicale, la marge de manœuvre pour un gouvernement soucieux de réalisme est étroite. C’est dans ce contexte que Ndeye Fatou Guedel Mbodj a tenu à décrypter la démarche adoptée par l’équipe du Président Bassirou Diomaye Faye, saluant un choix stratégique fort : celui de la transparence et de la négociation.

Selon elle, le gouvernement a eu le courage de « dire la vérité » et d' »assumer l’héritage » laissé par l’ancienne majorité. Un choix difficile, qui tranche avec la tentation de l’esquive, mais qui fonde la crédibilité de l’action publique.

Le PTDS : Une gestion active, pas une restructuration subie

Au cœur de cette nouvelle approche se trouve le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS). Pour beaucoup, le terme évoque une restructuration classique, souvent perçue comme un constat d’échec. Or, comme l’a rappelé le ministre Cheikh Diba, il n’en est rien.

Ndeye Fatou Guedel Mbodj insiste sur cette distinction essentielle : le PTDS n’est pas une sanction des marchés, mais une « démarche de gestion active ». L’objectif est triple : améliorer le profil de la dette (en allongeant les maturités ou en lissant les remboursements), réduire le poids de son service sur le budget national, et, in fine, « redonner progressivement de l’oxygène aux finances publiques ».

En d’autres termes, il s’agit de desserrer l’étau budgétaire pour éviter que l’État ne consacre l’essentiel de ses recettes au remboursement des créanciers.

Retrouver des marges pour produire et investir

L’enjeu de cette manœuvre financière est éminemment politique et social. « L’enjeu est de retrouver les marges pour financer nos priorités, investir, produire », souligne l’auteure de la déclaration.

Cette vision redéfinit la notion même de souveraineté. Loin des postures incantatoires, la souveraineté économique, selon elle, ne consiste pas à « nier les contraintes » du système financier mondial. Elle consiste à « se donner les moyens de décider et d’agir ». Sans marge budgétaire, pas de politique publique ambitieuse, pas d’investissement dans l’agriculture, l’industrie ou l’éducation. Le PTDS apparaît ainsi comme le préalable technique à la mise en œuvre du projet de transformation systémique promis aux Sénégalais.

Un hommage au « courage politique » du Président

La déclaration se conclut par des félicitations appuyées au Président Bassirou Diomaye Faye. Ndeye Fatou Guedel Mbodj y voit la marque d’un « courage politique » trop rare : « avoir choisi la transparence plutôt que le déni, la négociation plutôt que la posture, et la méthode plutôt que les slogans ».

Alors que le débat public sénégalais est souvent saturé de joutes verbales, cette prise de position défend une autre conception de l’exercice du pouvoir. Une conception où la compétence technique et la rigueur budgétaire ne sont pas des renoncements, mais des outils de libération.

« C’est cela, la vraie souveraineté économique : connaître ses contraintes, défendre ses intérêts et reconstruire sa capacité d’action », conclut-elle, offrant ainsi une grille de lecture claire aux partisans du nouveau régime : pour rompre avec le système, il faut d’abord en maîtriser les rouages.

Ndeye Fatou Guedel Mbodj

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