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EN PRELUDE DES JOJ DAKAR 2026 Dr Aliou Gori Diouf engage le pays dans le pari du zéro plastique

À moins de trois mois des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal accélère sa mobilisation en faveur de l’environnement. Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a officiellement lancé, mardi 28 juillet 2026, le programme « JOJ Sans Plastique ». Il s’agit d’une vaste campagne nationale de sensibilisation destinée à faire de la première édition africaine des JOJ un modèle continental d’événement sportif durable.

À travers cette initiative, le METE ambitionne non seulement de réduire l’empreinte écologique des Jeux, mais aussi de provoquer un changement durable des comportements face à la pollution plastique. C’est dans cette dynamique que le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, à travers le projet SOLUPLAST financé par le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM) avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec le Comité d’organisation des JOJ, mobilise les Sénégalais pour un héritage écologique durable. Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, a souligné que cette initiative dépasse largement le cadre de la préparation des Jeux. « Les JOJ Dakar 2026 constituent une opportunité unique de démontrer que le Sénégal est capable d’organiser un événement sportif mondial tout en affirmant son engagement en faveur du développement durable », a-t-il déclaré.

Pour les autorités, l’enjeu est d’éviter que les Jeux ne se traduisent par une explosion de la consommation de plastiques à usage unique et de la production de déchets. Selon les données rappelées par le ministre, l’humanité produit plus de 430 millions de tonnes de plastique chaque année, dont près des deux tiers deviennent rapidement des déchets qui polluent les écosystèmes terrestres et marins. Au Sénégal, la situation est tout aussi préoccupante. La production annuelle de déchets plastiques est aujourd’hui estimée à 496 000 tonnes, contre 250 000 tonnes en 2015, soit une hausse de près de 198 % en une décennie. Malgré l’adoption de la loi de 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence des produits plastiques sur l’environnement, les déchets continuent de s’accumuler dans les villes et villages, tandis que les plastiques non conformes demeurent largement présents sur le marché. Face à ce constat, le gouvernement mise sur la sensibilisation et l’engagement citoyen. Le projet pilote prévoit une vaste campagne d’information qui s’étendra jusqu’au mois d’octobre et impliquera les jeunes, les collectivités territoriales, les établissements scolaires, les organisations de jeunesse, les médias, le secteur privé, ainsi que les acteurs de l’hôtellerie et de la restauration.

L’ambition est de mobiliser plus de 300 000 jeunes à travers le programme « Jeunesse en Jeux », afin d’en faire les principaux ambassadeurs de la lutte contre la pollution plastique. Pour Dr Aliou Gori Diouf, le véritable héritage des JOJ ne se mesurera pas uniquement à la réussite de l’événement sportif. « Le plus grand legs que nous voulons laisser est le changement de comportement. Nous voulons faire en sorte qu’un comportement écoresponsable s’ancre durablement dans les habitudes des citoyens sénégalais et transforme notre relation avec la nature », a-t-il affirmé. Au-delà de la dimension sportive, le ministère veut offrir aux milliers de visiteurs attendus un environnement propre et accueillant. « Le Sénégal est un pays de la Teranga. Présenter un cadre de vie sain et enchanteur est une obligation pour le gouvernement », a insisté le ministre. Les actions prévues concerneront principalement Dakar, Thiès et Saly, principaux sites qui accueilleront les compétitions, avec des opérations de nettoyage, de sensibilisation et de réduction de l’utilisation des plastiques à usage unique.

 

Le METE entend faire des JOJ le point de départ d’une transformation durable. Le programme « JOJ Sans Plastique » s’inscrit dans une stratégie environnementale plus large qui se poursuivra après les Jeux. Le ministre a d’ailleurs annoncé que cette dynamique sera prolongée dès mars 2027 avec l’organisation à Dakar d’IMPAC6, la Conférence internationale sur les aires marines protégées, un autre rendez-vous mondial qui réunira près de 3 000 participants pour la première fois sur le continent africain.

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