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Fêtes de Pâques Le Ngalakh, une pratique sociale devenue une obligation religieuse

Comme chaque année, les catholiques célèbrent la Fête de pâques. Ainsi le triduum Pascal a débuté cette année ce 28 mars, trois jours sacrés appelées respectivement jeudi Saint, vendredi saint et la veillée pascale correspondant au samedi. Des jours importants et pleins de mystères pour les fidèles chrétiens.

La fête de pâques est cependant une occasion pour les catholiques de préparer le « Ngalakh, repas traditionnel à base de pâte d’arachides, de mil et de pain de singe. Il est préparé soit le vendredi ou le samedi.

À la fin de la préparation, des pots, des bouteilles, de petits seaux se bousculent prêts à être remplis et distribués aux voisins et aux proches, qu’ils soient chrétiens ou non. Le ngalakh, en plus de symboliser le partage, renforce la cohésion sociale entre les différentes confessions religieuses au Sénégal.

Comme pour toutes les religions, le partage est un principe cher au christianisme. Il se matérialise à travers l’aumône et l’entraide, surtout durant les célébrations cultuelles. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre le repas distribué aux non-chrétiens à l’occasion des fêtes de Pâques  symbolise le vivre ensemble entre chrétiens et musulmans.

Cependant, pour faire son Ngalakh, la famille Séne, des parcelles assainies, unité 26 s’est investie depuis jeudi afin d’obtenir une bonne recette

La mère de famille Iphigénie Séne s’est donc évertuée à faire des courses au marché et en ville. Le jeudi dernier, dans la soirée, elle a sorti son mortier, la pâte d’arachide et le pain de singe pour procéder au mélange. Aidée par ses enfants et les voisines, elle a mélangé, pilé tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte homogène

Le lendemain vendredi, à 6 heures du matin, se réveillant de très bonne heure, Maman Ephy est allée chercher de l’eau au robinet. Durant plus d’une heure, elle trempe le pain de singe dans chacun des récipients qui contient déjà de l’eau et de la pâte d’arachide. L’objectif c’est d’obtenir un liquide très consistant auquel la pâte d’arachide donne une couleur marron. Parallèlement, du couscous à base de mil est préparé qu’il s’agira ensuite d’ajouter dans ce liquide pour avoir enfin du ngalakh. A côté, elle pose les  arômes, le sucre, le coco râpé, le raisin, des ingrédients pour donner un goût succulent au ngalakh qui est mis au frais pour éviter qu’il ne fermente.

« Depuis près plus de 30 ans, je prépare le Ngalakh pour donner à mes voisins, c’est devenu une tradition e.Je ne peux pas faire autrement. Durant la période du Covid, par exemple, je n’avais pas fait le Ngalakh mais certains voisins m’avaient interpellé car ils sont habitués à le recevoir chaque, année, c’est devenu un rituel a-t-elle indiqué

Le traditionnel ngalakh, ce repas que les catholiques partagent avec leurs fréres musulmans implique d’énormes dépenses et le dimanche de Paques est un autre jour avec ses frais, ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses surtout pour les familles démunies en dépit de la cherté de la vie

« J’ai dépensé plus de 100 000 franc CFA a confié Mme Séne ajoutant qu’on est en carême, il ne faut pas lésiner sur les moyens, donc il faut partager avec les proches et le voisinage

Pour Philipe  Mendy, un jeune catholique estime que pour  cette année il s’en passera compte tenu de la pression familiale et les autres dépenses qui  l’attendent

« Dans la vie, il faut  prendre en compte qu’il n’y pas que le Ngalakh, il y a d’autres festins qui vont suivre comme le repas de Pâques, le lendemain aussi, il faut acheter du poulet, la cherté de la vie nous oblige à revoir les dépenses parce que dans l’impossible, nul n’est tenu a-t-il dit.

Revenant sur le triduum pascal, le père Raphael Diop, curée de la paroisse de Marssassoum explique ce sont  trois jours sacrés ou on a les mystères les plus grands de la rédemption et que chaque jour à sa signification bien particulière

« Le jeudi saint , c’est le dernier repas de jésus avec ses apôtres et l’enjeu de cette célébration c’est pour donner  un signal à l’amour mais aussi servir, le  vendredi saint, nous clamerons la mort de Jésus sur la croix ,avec un chemin de croix à partir de 16 heures avec la vénération de la croix et enfin le samedi saint c’est la veillée pascale, ce jour ,l’église célèbre les merveilles de Jésus depuis la création jusqu’à ce moment solennel ou nous attendons sa résurrection avec les longues lectures , la parole de Dieu qui sont proposées sans oublier également le rite de la lumière avec les bougies , la procession donc c’est une nuit solennelle , la plus grande des nuits ou ,nous commémorons tout ce que le Seigneur a fait pour l’humanité toute entière. » a détaillé père Diop

 

                                                                                        

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