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GAZA : pourquoi le Hamas a décidé de briser le statu quo et de défier Israël

Pour la première fois depuis la naissance de l’Etat hébreu en 1948, des commandos palestiniens ont mené une attaque coordonnée contre des localités israéliennes, en lisière de Gaza.

Le Hamas palestinien a mené, samedi 7 octobre à l’aube, un acte de guerre contre Israël d’une violence jamais vue et, en ce premier jour d’un nouveau conflit, il triomphe. Il a rempli tous ses buts opérationnels en quelques heures. Il lui reste à subir la réponse israélienne, qui s’annonce massive. Pour la première fois depuis 1948 et la naissance de l’Etat d’Israël, des commandos palestiniens – des dizaines d’hommes selon l’armée, 200 à 300 selon un officier de police – ont assailli des villes et des villages, un quartier général de division militaire aux alentours de l’enclave et se sont emparés d’un commissariat – « 22 endroits » ont été pris pour cible selon les forces israéliennes. Les combats se sont poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche.

Cet assaut a été longuement préparé, mais la surprise est totale : le Hamas, s’inscrivant dans le temps long, inflige au renseignement israélien son pire échec depuis la guerre du Kippour, il y a cinquante ans presque jour pour jour. Il a lancé ses hommes après la prière de l’aube, franchissant en plusieurs points la barrière qui enserre Gaza, et l’enjambant grâce à de petits planeurs motorisés. Un commando a atteint le village de Nizim par la mer.

« C’est le plus grave attentat terroriste de l’histoire d’Israël », juge Eyal Hulata, ancien conseiller à la sécurité nationale. Attentat ou opération militaire, le Hamas ne fait pas de différence entre ces modes opératoires. Ses hommes ont semé le carnage sans distinguer entre les cibles, civiles et militaires : au moins 250 Israéliens ont été tués, plus de 1 500 blessés. Au fil de la journée, des vidéos diffusées quasiment en direct révèlent l’écroulement des défenses israéliennes.

Un milicien se filme sur Facebook avec le téléphone d’une Israélienne qu’il retient chez elle en otage, comme sa famille. Un autre filme des blindés, trophées saisis dans une base militaire israélienne qui paraît en partie désertée. Des voitures rentrent triomphalement une à une dans Gaza, à travers la « barrière de sécurité » high-tech dans laquelle Israël a investi des milliards d’euros depuis les années 1990. La rupture de ce rempart résonne profondément parmi les Gazaouis, soumis à un blocus quasi-total depuis 2007 par Israël, avec l’aide de l’Egypte.

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