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LA VENTE DES SACHETS D’EAU: Un commerce très convoité par les femmes

Si vous êtes amateurs de bus tata, c’est sûr qu’à chaque arrêt de bus, vous verrez des ven deuses d’eau. Des femmes se mettent au niveau des arrêts de bus pour vendre des sachets d’eau à hauteur de 50 francsCFA l’unité. Un commerce très diffi cile dans la mesure où ces com battantes courent derrière les voitures. Elles essaient de rattraper les bus qui ralentissent avec les embouteillages pour écouler leur marchandise avec le risque que les clients partent avec leur argent. Parfois, c’est elles-mêmes qui partent avec l’argent du clients. Ces sachets sont achetés en paquet chez des grossistes ou semi-grossistes. 

UN BUSINESS FRUCTUEUX

Au Croissement Keur Massar, des femmes courent vers des bus avec de grands récipients ou seau à la tête remplis de sachets d’eau, scandant en wolof « aywa ndokh bou sedd, fuki dërëm » pour dire « voulez-vous de l’eau fraîche ? 50 F CFA l’unité ». « Nous gagnons plus avec les sachets de 50 F CFA. En plus, les clients les préfèrent. Ensuite, pour chaque paquet vendu, nous avons un bénéfice de 1000FCFA », a fait savoir Mama Astou. Pour cette dame âgée de 30ans, les bénéfices ne sont pas négligeables. « Il est plus facile de gagner des bénéfices dans ces petits métiers et en période de chaleur, nous pouvons vendre plus de 3 paquets par jour », dit- elle, d’un air satisfait. 

LA RUDE CONCURRENCE

Non loin d’elle, se trouve Nogaye, une jeune femme qui entre tenait une conversation avec deux fillettes, se trouvant être ses enfants. « Je suis accompagnée de mes deux enfants car c’est comme ça que j’ai plus de gains. Chacun se disperse pour vendre de son côté et à la descente, je fais le décompte total des bénéfices perçus dans la journée », avance-t-elle. Selon Nogaye, la  vente n’est pas facile car la concurrence sévit. « Ce n’est pas vraiment facile de courir vers les bus ou bien parfois, lorsqu’un client t’interpelle, si tu n’accélères pas, une autre vendeuse va récupérer la vente ; raison pour la quelle, nous courrons avec le risque même de tomber », fait elle savoir. 

UNE ACTIVITÉ  OMNIPRÉSENTE 

La commerce des sachets d’eau commence a gagné du terrain dansnotre société.ÀKeurMbaye Fall, nous avons encore trouvé des femmes exerçant le même métier. Leur tranche d’âge varie entre 15 ans et plus. Selon Rama toulaye, cela peut s’expliquer par divers raison. « Moi, je suis de Kolda. Lorsque je suis venue ici, c’était pour travailler comme bonne. Ce n’était pas vraiment facile car il arrive que tu tombes sur des patronnes très difficile. Un jour on m’a accusé de vol et je n’ai pas pu continué ce travail», explique-t-elle. D’après la jeune femme, elle s’est tournée vers ce commerce avec l’aide de son ami Thierno qui gère une boutique. « Thierno me fournissait des paquets de 250 ml que je vendais à 25 francs CFA l’un. À la descente, je lui rendais son argent et je gardais le bénéfice. Maintenant j’ai durée dans la vente et j’achète moi-même les paquets de 500ml qui sont re vendus à 50 francs CFA l’un » , affirme Ramatoulaye qui se frotte bien les mains grâce à ce commerce. 

UN BUSINESS ALLÉCHANT

Beaucoup de ces femmes pratiquant cette activité nous disent la même chose : c’est une activité qui fait recette sans bruit. En moyenne, les recettes journalières peuvent tourner autour de 2000 FCFA. Un montant qui peut passer au double en période de canicule. « En période de fraîcheur, ce n’est pas facile de vendre des sachets d’eau. C’est pourquoi, nous préféront la canicule pendant laquelle le business marche très bien », laisse entendre Fatoumata Barry. La vente de sachets d’eau, rap portant beaucoup de bénéfices selon certains vendeuses, attire aujourd’hui du monde du fait de sa rentabilité. Par ailleurs, cette activité est un secteur qui où l’on peut non seulement trouver des adultes, mais aussi, des enfants. 



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