Votre site d'informations générales !

LE « NAFILA » EN RAMADAN Les mosquées refusent du monde

Pendant le Ramadan, les mosquées sont plus fréquentées, notamment pour les prières surérogatoires, également appelées prières supplémentaires ou « nafila ». Les lieux saints refusent du monde de sorte que les fidèles se pressent pour trouver de la place pour prier.

Certains se partagent les tapis de prières individuels tandis que d’autres se trouvent un endroit aux alentours de la mosquée où pouvoir prier. C’est ce scénario à la mosquée de l’unité 26 des Parcelles Assainies depuis le début de ce mois saint de l’Islam. Dans ce quartier périphérique de Dakar, des fidèles musulmans regagnent la mosquée pour effectuer la prière surérogatoire communément appelée « Nafila ». C’est le cas de Moustapha, la cinquantaine, un père de famille qui confie s’y rendre régulièrement durant le mois béni de ramadan. Selon ce dernier, la prière en groupe est meilleure car elle permet d’être en phase avec tout le monde. « Je préfère me prosterner en groupe car j’espère que cela comporte beaucoup de bienfaits et on souhaite que les hassanates (bonnes actions) soient multipliés en cette période », a-t-il expliqué.

Une dame de la soixantaine, Mame Diarra, abonde dans le même sens. Tout de blanc vêtue, elle affirme que la prière à la mosquée est plus bénéfique car le mois de ramadan est un mois de dévotion et d’accomplissement. Fatoumata, une jeune femme, quant à elle, préfère se concentrer chez elle pour adorer son Seigneur. « Je me consacre beaucoup aux tâches ménagères, préparer le « ndogou » (repas de la rupture) et m’occuper des enfants, etc. Je n’ai pas assez de temps pour partir à la mosquée. Toutefois, j’ai intégré des groupes WhatsApp et chaque jour, on y partage la prière du jour c’est-à-dire le nombre de rakats (unités de prières) à faire chaque nuit », a-t-elle indiqué. Pour le musulman pratiquant, il est institué de commencer les prières nocturnes surérogatoires ou nafilas, dès la première nuit du Ramadan après la seconde prière de la nuit, celle au début de laquelle le croissant lunaire a été aperçu ou qui porte le nombre des jours de Chaabanà 30. Cependant, on ne fait pas lesdites
prières au dernier jour du Ramadan quand il est prouvé que le croissant lunaire a été aperçu ou que le nombre du jour du Ramadan a été porté à trente. Ceci indique clairement que la pratique des prières en question n’est pas liée au jeûne de la journée précédente mais à l’entrée effective du mois, et elle cesse dès la fin du dernier jour du mois.

Ainsi, il ne convient pas de dire que les prières surérogatoires nocturnes sont des prières surérogatoires libres et qu’il est permis de les accomplir dans n’importe quelle nuit et avec n’importe quel groupe car elles sont insérées dans le mois deRamadan. Celui qui les accomplit vise la récompense attachée à la prière surérogatoire faite au cours des nuits du Ramadan. La faire en groupe n’est pas comme l’accomplissement des autres prières en groupe. Il est permis en Ramadan de faire ces prières en groupe chaque nuit tout en les annonçant et en
encourageant les autres à y participer.

Aïssatou FAYE

laissez un commentaire