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Les laveurs de voiture : Un petit métier devenu grand

Le métier de laverie de voiture a connu un essor fulgurant au fil des années. Ce petit métier qui, jadis se faisait avec un seau, une éponge à la main et un jeune homme qui était au bord du trottoir pour demander « vous voulez laver votre voiture ? »  a connu une évolution.

Les gens ont réussi à s’investir dans ce métier en créant de petits espaces de laverie dans les coins de rue. Et partout à Dakar on y retrouve des espaces de laverie. Comme dans les quartiers de Grand-Dakar, Ouakam et Keur Massar et même hors de Dakar.

On a retrouvé Boubacar en train de laver un Mercedes noir dans une laverie située au rond-point Sahm à la Médina. En l’observant, on a vu la manière dont il pratique son métier avec  une serviette à la main,

« J’exerce ce métier depuis que j’ai 16 ans. Donc je le respecte et quand je le fais c’est avec amour » dit-il.

Revenant, à ses débuts Il confie qu’il a commencé dans la rue avec un seau et une éponge a-t-il expliqué avec fierté. Maintenant il gère son propre espace bien aménagé.

« C’est ce que je rêvais lorsque je prenais mon seau à chaque matin pour sillonner les rues de Dakar. Me voila aujourd’hui avec mon propre espace avec mes éléments » a-t-il fait valoir

Hamdy Ndiaye, chauffeur de taxi, lui dit être  satisfait de la façon dont ce métier se fait actuellement. « C’est du professionnalisme ! Tout se fait à la merveille et on a plus besoin de s’arrêter dans un coin pour prendre quelques minutes juste pour laver notre voiture en plein soleil chaud surtout. Maintenant on retrouve les laveurs dans leurs propres coins » a affirmé ce conducteur.

Selon lui, auparavant les laveurs de voiture gênaient la circulation parce qu’ils avaient l’habitude de les interrompre pour des services. Partout à Dakar on retrouve des laveries dites modernes. Même si cela ne répond pas à tous les critères d’une laverie professionnelle comme celle que l’on retrouve dans les grandes stations et autres. Ici les propriétaires essaient de faire avec les moyens du bord. C’est le cas dans cette laverie de voitures et de motos dénommée « Sante Cheikh Ibra Fall ». Ici le décor frappe à l’œil, on voit,un espace bien aménagé pour les clients. Décoré par des pots de fleurs, des chaises et des tables bien rangés. Pourtant cette magnifique décoration est faite sur le long du trottoir menant vers la rue 6 de la médina. Le propriétaire c’est un jeune homme de 26 ans.

Selon lui a tenté deux fois la pirogue pour aller en Espagne. « Ce qui m’a plus inspiré je peux dire que c’est nos frères guinéens. C’est eux les initiateurs de ce métier. J’ai commencé comme eux en prenant mon seau et une éponge et me voilà aujourd’hui » a expliqué Lahat.

A en croire ce dernier,  tout métier mérite de passer une étape à une autre. C’est cette philosophie qui l’a poussé à en arriver la.

« L’argent que j’épargnais pour tenter la pirogue. Je me suis dit pourquoi pas resté dans le pays et investir quelque chose.  C’est mieux de rester là à attendre un soutier de  l’Etat ou tenter la pirogue. J’invite tous les jeunes à faire pareil » a-t-il lancé.

Le jeune  Ousmane est également trouvé dans les parages en train de faire entretenir sa moto . Satisfait du travail de son prestataire, il indique « Vous me voyez là j’ai plus besoin d’aller dans les stations-services. Ce métier que les gens minimiser a connu des changements. Pour dire vrai les sénégalais ne connaissaient pas ce métier se sont les guinéens qui le faisaient auparavant. Toutefois, les sénégalais ont réussi à le moderniser lance-t-il

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