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LE PROCUREUR DE DAKAR ACTIVE L’INTERPOL BRANCO VISÉ PAR UNE NOTICE ROUGE


Le procureur de Dakar ne badine pas. Après avoir décerné un mandat d’arrêt international contre l’avocat français de Ousmane Sonko Juan Branco, il a demandé une notice rouge à Interpol pour mettre en exécution ses intentions. « Sous la dictée de l’Élysée, une notice rouge a été demandée à INTERPOL par le parquet de Dakar pour me faire arrêter », a informé l’avocat lui-même sur le réseau so cial Tweeter. La notice rouge n’est pas un mandat d’arrêt. C’est plutôt une demande adressée aux services chargés de l’application de la loi du monde entier à l’effet de loca liser une personne et de procé der à son arrestation provisoire dans l’attente de son extradition, de sa remise ou d’une mesure similaire conforme au droit. Selon l’avocat, le motif évoqué par le maitre des poursuites en faisant cette requête c’est le fait qu’il ait révélé l’existence de crimes contre l’humanité au Sénégal, entre les mois de mars 2021 et juin 2023, et la complicité du gouvernement français. « Cette demande s’inscrit dans un cadre plus général. Chaque année, M. Macron se prête à une sinistre comédie, consistant à tenter de me faire arrêter. Cela a com mencé en 2019, avec le signalement au procureur de la République par Aurore Bergé d’un livre que j’avais publié, Crépuscule, qui décrivait les soubassements de son élection. On aurait tort d’en rire, ou de penser qu’il s’agissait d’une pantalonnade sans objet. Avec cet ouvrage, nous touchions au coeur noir d’un pouvoir avarié. Mme Bergé m’a alors accusé d’avoir « armé les esprits », et de provocation à la commission de crimes et délits. Cela n’a rien donné », a écrit Juan Branco. Et d’ajouter : « en 2020, 2021 et 2022, les procédures délictuelles et cri minelles se sont cependant multipliées, toutes lourdement médiatisées. Les accusations les plus sordides et indécentes ont prospéré en un environnement politique et médiatique particulièrement agressif et asymétrique, dans le but d’atteindre à mon honneur et à ma dignité. Les mesures de coercition, perquisitions, mise sous surveillance, garde à vue, mais également menaces et intimidations se sont accumulées. Cela n’a rien donné ». Toujours dans son tweet, il a déclaré : « au Sénégal, depuis le mois de mars 2021, soixante personnes ont perdu la vie, et des milliers ont été blessées, arrêtées, torturées et persécutées, sous le regard bienveillant de l’Élysée, dans le cadre de crimes contre l’humanité mis en œuvre par l’un de nos principaux alliés. J’en ai été saisi par des familles de vic times et le principal opposant du pays, Ousmane Sonko, ar bitrairement arrêté. J’ai saisi à mon tour la Cour pénale internationale et le pôle de crimes contre l’humanité du TJ de Paris de plaintes pour les re présenter. Ces procédures, fondée sur un long travail d’enquête et de récolte de preuves, ont forcé l’allié de l’Élysée, M. Sall, à renoncer à son pouvoir, que par les armes il espérait perpétuer » Mieux, ajoute-t-il : « cela me vaut au jourd’hui d’être accusé, par Dakar, de la commission de crimes et délits, et par le Quai d’Orsay, d’avoir révélé l’impli cation d’agents français dans les crimes mentionnés. La vérité brûle le pouvoir. Elle le force à reculer. Nous avons connu, avec Julian Assange, ce mouvement descendant, qui vise à isoler, fragiliser, enfin, dévaster, ceux qui ont le cou rage d’en faire usage, et de ne pas céder. Je m’y suis préparé, et l’accueille avec sérénité. Dans la dignité, et sans trembler ». 



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