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MARWANE BEN YAHMED, DIRPUB JEUNE AFRIQUE «Sonko aurait déjà été incarcéré…»


Le directeur de publication e Jeune Afrique (JA) n’y est pas allé par quatre chemins pour ex primer le fond de sa pensée dans les démêlés judiciaires de Ousmane Sonko. Pour lui, l’erreur fatale du leader du Pastef a été commise dans le procès en diffamation qui l’oppose au ministre du tourisme, Mame Mbaye Niang. «Les morts, dont vous avez parlez, les manifestations qui ont dérapés, les saccages qu’il y a eu à Dakar, les actes de vandalisme, quelque parts quand vous envoyez, vous-même, responsable politique, des jeunes en les appelant à l’insurrection, je ne pense pas qu’on puisse se féliciter d’un tel comportement», a d’emblée regretté Marwane Yahmed à l’émission «Grand jury» sur Rfm, hier. Poursuivant, le patron de JA ex plique: «En tout cas je ne pense pas que c’est ce que l’on attend de nos dirigeants politiques quels qu’ils soient. Encore une fois je n’ai pas de jugement sur le fond de l’affaire, mais je trouve qu’il y a des choses qui se font et des choses qui ne se font pas, et quand vous êtes un politique, vous êtes là pour élever le niveau du débat. Et je ne crois pas qu’il ait été très bon là-de dans». D’après lui, Ousmane Sonko «entré dans une posture, qui est son choix stratégique de guerre à tout prix». «Il a eu des propos très très menaçants et violents vis-à-vis du chef de l’Etat. Si vous vous rappelez toutes ses déclarations, n’importe où, ailleurs en Afrique, il aurait déjà été incarcéré sur ses seules déclarations et menaces de mort etc. Donc, son avenir immédiat me semble un peu compliqué, judiciaire comme électoral», a-t-il argué. Lui fai sant dire que l’avenir politique du maire de Ziguinchor est tota lement compromis. «Ça va être compliqué pour lui, d’autant que, comme il n’a plus, au jourd’hui l’argument du troisième mandat(…) que les autres opposants qui faisaient preuve de solidarité avec lui se frottent les mains de sa situation, parce qu’ils n’ont plus l’opposant numéro un dans les pattes, et que donc, il y a une place à prendre dans la compétition électorale, donc je crains pour lui qu’il se retrouve un peu seul, en dehors de ses troupes», dixit Marwane Yahmed. 

Dans le même ordre d’idées, le Dirpub de Jeune Afrique se désole de constater que l’Etat du Sénégal semble dépassé par l’affaire Sonko. «C’est compliqué. Dès que vous vous rendez ou si vous êtes arrêté, on refait votre procès. C’est quand même assez particulier, je ne crois pas que ça existe ailleurs dans le monde. Donc, il y a cette équation aujourd’hui. On voit que le pouvoir ne sait pas très bien quoi faire avec lui, que lui-même a l’air les idées entre se rendre et ne pas se rendre, etc. Je pense que dans sa trajectoire personnelle, il préférerait, peut-être d’être arrêté. Mais, en tout cas, on voit là qu’il y a une situation qui n’est pas normale. Quel que soit ce que l’on pense de sa condamnation, quand vous êtes condamnés, partout dans le monde, vous êtes arrêté et vous effectuez votre peine. Ou alors, vous allez en cassation. Mais là on est dans une phase où il ne se passe rien, une phase d’attente», a encore analysé Mar wane Yahmed. 



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