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PRÉSIDENTIELLE 2024 Macky Sall et le Conseil constitutionnel lèvent toute équivoque

Plusieurs questions qui étaient encore des énigmes ont été résolues dans la soirée d’hier. Parmi ces problématiques : le fait que le mandat du président de la République, Macky Sall, se termine officiellement le 2 avril alors que la date de la présidentielle restait inconnue jusqu’au Conseil des ministres d’hier, mercredi 6 mars.

La date des élections fixée avant la fin du mandat présidentiel
Le communiqué dispose que le président Macky Sall a convoqué le corps électoral pour l’élection présidentielle fixée au 24 mars. En effet, le Conseil Constitutionnel qui s’ est réuni, la veille, le mardi 5 Mars, s’est abstenu de donner une date pour l’élection présidentielle 2024, tout en rejetant toutes les conclusions du dialogue national. Premièrement, les sept sages ont considéré que le scrutin présidentiel doit impérativement avoir lieu avant le 2 avril et non à la date du 2 juin proposée lors du dialogue national. La fixation de la date du scrutin au-delà de la durée du mandat du Président de la République en exercice est contraire à la Constitution dispose la note.

Maintien des dix-neuf (19) candidats
Les juges du Conseil constitutionnel ont confirmé la liste des dix-neuf (19) candidats retenus sur leur liste définitive proclamée avant le report de la présidentielle par le chef de l’ Etat, Macky Sall malgré la double nationalité présumée de certains candidats. À cela, ils ont répondu: « considérant, s’agissant d’éventuels cas de double nationalité, qu’il y a lieu de préciser qu’en l’état actuel de la législation, la possession exclusive de la nationalité sénégalaise est présumée, dès lors que le candidat a produit la déclaration sur l’honneur exigée à cet effet par les dispositions de l’article L. 121 du Code électoral ; qu’en cas d’empêchement, notamment pour cause de double nationalité, découvert postérieurement à la publication de la liste définitive des candidats, l’article 34 de la Constitution modifie ladite liste ».

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Macky Sall ne peut pas rester chef de l’État au delà du 2 avril

Toujours dans sa décision, le Conseil constitutionnel a rejeté la possibilité que le chef de l’État reste en fonction après la fin de son mandat, le temps qu’un successeur lui soit désigné. Selon l’institution, « l’article 36, alinéa 2 de la constitution n’est pas applicable au cas où l’élection n’a pas lieu avant la fin du mandat en cours ». Autrement dit, le président de la République ne peut aucunement assurer la transition si son successeur reste inconnu avant la fin de son mandat. En effet, le Conseil constitutionnel a été saisi par le président de la République, Macky Sall, depuis le lundi afin de recueillir son avis sur les conclusions du dialogue national initié par le chef de l’État pour résoudre les problèmes politiques liées à la crise institutionnelle.

 

Penda THIAM

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