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Réexamen des contrats Miniers, pétroliers et halieutiques : Le fondateur de “Publiez ce que vous payez” redoute le paradoxe de l’abondance

Pour permettre aux populations de bénéficier des ressources pétrolières, gazières et minières, l’Etat du Sénégal a pris de fortes mesures. Le Premier Ministre a en effet, évoqué en Conseil des ministres du mercredi 22 mai 2024, les diligences relatives au réexamen de certaines conventions notamment dans les secteurs miniers, pétroliers et halieutiques ainsi que la revue des finances publiques sur la période allant du 1er janvier 2019 au 31 mars 2024. Une décision saluée par le membre fondateur de « Publiez ce que vous payez », Abdoul Aziz Diop qui a toutefois émis quelques doutes face au paradoxe de l’abondance.

Les nouvelles autorités poursuivent leur audit généralisé du dernier quinquennat de Macky Sall. Après l’arrêt des travaux sur le sur le littoral, le Premier ministre a annoncé le réexamen des conventions minières, pétrolières et halieutiques. Pour Abdoul Aziz Diop, membre de la société civile, le plus important c’est de se pencher sur le fond de ces contrats. « Publier les contrats c’est une chose mais l’autre chose c’est le contenu de ces contrats et nous au niveau de la société civile, nous avions fait une revue critique suivie de recommandations de plusieurs contrats miniers, gaziers et pétroliers mais le contrat était alarmant », a-t-il déclaré jeudi sur la RFM.

Le président de l’antenne régionale « Publiez ce que vous payez » précise que les contrats sont rendus publics au Sénégal depuis 2016. « Au moment où c’était encouragé par la normalité, le Sénégal en avait déjà fait une exigence et l’avait même intériorisé dans ses différentes lois et ses différents codes et c’est en 2019 que c’est devenu une exigence », précise M. Diop.

Pour justifier ses propos, le coordonnateur du Forum civil national a évoqué le rapport 2019 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Sénégal (ITIE) qui montre la nette contribution du secteur extractif sur l’économie du Sénégal.

En se basant sur ce rapport, Abdou Aziz Diop en déduit que le Sénégal est aujourd’hui loin d’être un pays minier, ni gazier, ni pétrolier « Sur les 275 milliards générés par le secteur extractif, seuls 240 milliards sont rétractables dans le budget de l’état du Sénégal (6,85% du budget). Pour les dépenses sociales des entreprises c’est plus de 5 milliards au profit des communautés pour des entreprises qui font des milliers de milliards de chiffres d’affaires »,déplore-t-il, dénonçant par ailleurs un paradoxe de l’abondance.

Il salue, en outre, la démarche prudente de l’Etat qui consiste d’abord à l’audit, au réexamen et à la renégociation à termes pour un rééquilibrage des contrats et invite les nouvelles autorités à rééquilibrer les contrats au profit des communautés.

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