Votre site d'informations générales !

Sortie Péage Dakar -Keur Balla Les vendeurs déplorent leurs conditions et interpellent les autorités pour plus de considération

Nous sommes au croisement Keur Balla situé dans le département de Mbour. Cette intersection reliant trois routes nationales en l’occurrence celle qui mène Mbour et ses environs, la route de Fatick-Kaolack, le péage Dakar –Keur Balla Ici , il est six(6) heures du matin, des hommes, femmes et enfants s’activent dans le petit commerce. Cependant, ces derniers malgré leur détermination rencontrent d’énormes difficultés et demandent plus de considération de la part des autorités.

Ces vendeurs se lèvent de très bonne heure pour démarrer leurs activités. Avec des sachets à la main contenant soit des fruits, pommes, clématites, beignets et d’autres portent s’activent dans la vente du « café Touba ». Ils se fondent dans la masse et courent entre les voitures pour rejoindre les clients. Ainsi, les bruits se mélangent entre les Klaxons de véhicules et le bruit des vendeurs qui retentissent de part et d’autres. Certains vendeurs forment de petits groupes pour stopper et ralentir les véhicules afin de pouvoir traverser la route sans problème. D’autres préfèrent aller en solo pour être le premier a arriver vers les bus. Cependant, il n’y a pas que les sénégalais qui viennent faire leur commerce.On y trouve également d’autres nationalités comme les guinéens et maliens.

C’est le cas d’Amadou Fall, vingt-six ans qui vient du Saloum plus précisément à Keur Madiabel. Ce vendeur de pommes court dans tous les sens pour se faire de l’argent aux passagers de bus horaire en provenance de Kaolack « Je suis là pour vendre des fruits notamment les pommes comme vous pouvez le constater. C’est un métier que je fais il y a maintenant sept ans. Des fois je vends des pommes mais il y a des moments où je vends des beignets » a-t-il déclaré. Par ailleurs il a aussi souligné les différents risques auxquels ils font face. « Chaque métier a des contraintes et des risques. Des fois avec les voitures on se bouscule avec les chauffeurs et vous savez ça c’est un risque énorme » a souligné Amadou.

A côté de lui, se trouve Mbayang, entrain de faire ses sachets de clémentines. Elle range six fruits dans chaque sachet. La jeune femme se prépare pour aller écouler sa marchandise. Pour elle c’est une chose qu’elle aime faire et ces sachets de fruits vendus à cinq cent francs lui permettent de régler ses dépenses quotidiennes. « J’ai eu ma propre maison grâce à ça. Au début on me disait que c’était difficile et autres mais quand je venais chaque matin et voir les autres femmes qui font tout pour vendre leurs produits ça me donnait le courage de me réveiller aussi chaque matin et faire comme elles » a expliqué la brave dame toute souriante et fière. Malgré les risques d’accidents encourus des fois avec les bus de transport, les vendeurs. Ainsi, ils interpellent les autorités pour leur sécurité et demandent l’octroi de carnets d’assurances et surtout l’accès aux registres de commerce. « L’année passée, on a assisté à deux cas d’accidents très graves vraiment l’une d’elle n’a même pas survécu. Donc on demande à l’Etat de nous faire des assurances parce que nous des travailleurs parmi tant d’autres » a évoqué Alassane Ba.

Alpha Barry vient de la Guinée. Il vit au Sénégal depuis deux milles douze. Il est vendeur d’oranges . « Je vends des fruits depuis mon arrivée au Sénégal et j’ai jamais eu de problème » a-t-il souligné. Il a profité de l’occasion pour lancer un appel à ses frères guinéens et sénégalais d’arrêter leurs petites querelles sur les réseaux sociaux. « Nous sommes des frères et pour moi le Sénégal et la Guinée c’est le même peuple donc j’invite les deux nations d’arrêter certains propos racistes, on ne s’est pas par où cela va nous mener » conclut-il.

laissez un commentaire